Emily Dickinson – Je me dis: la Terre est brève

Un poème métaphysique d’une déchirante beauté par cette sublime poétesse américaine que j’aime de plus en plus, elle qui a voué sa vie entière à la poésie.

Je me dis : la Terre est brève –
L’Angoisse – absolue –
Nombreux les meurtris,
Et puis après ?

Je me dis : on pourrait mourir –
La Meilleure Vitalité
Ne peut surpasser la Pourriture,
Et puis après ?

Je me dis qu’au Ciel, d’une façon
Il y aura compensation –
Don, d’une nouvelle équation –
Et puis après ?

***

Traduction Claire Malroux

~ par schabrieres le novembre 5, 2008.

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