Gottfried Benn – Synthèse (1917)
Silencieuse nuit. Maison silencieuse.
Je suis des plus calmes étoiles,
Je porte ma propre lumière
Jusqu’au bout de ma propre nuit.
Des cavernes, des cieux, de la boue,
Du bétail je suis rentré dans mon cerveau.
Et ce qui s’accorde encore à la femme
Est une sombre et douce onanie.
Je masse le monde. Je râle le rapt.
Et la nuit je roule nu dans la joie:
La force de la mort, la puanteur des cendres
Ne me rejettent pas, Ich-Begriff, dans le monde.
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