Ghérasim Luca – Poème (1945)
D’une tempe à l’autre
le sang de mon suicide virtuel
s’écoule
noir, vitriolant et silencieux
Comme si je m’étais réellement suicidé
les balles traversent jour et nuit
mon cerveau
***
Ghérasim Luca (1913-1994) – L’Inventeur de l’amour (1945)



seule une pensée déjà pensée
se contente d’une étiquette
d’une statistique