Georg Heym – Mon âme (Meine Seele, 1911)
Mon âme est un serpent
Mort depuis longtemps,
Parfois simplement par les mains d’automne
Dans le rougeoiement du couchant qui s’est effeuillé
Je grandis à pic de la fenêtre
Où les étoiles tombent
Sur les fleurs et le cresson
Mon front miroite
Dans le vent geignant des nuits
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