Tristan Tzara – Sur une ride du soleil (1922)

noyez matins les soifs les muscles et les fruits
dans la liqueur crue et secrète
la suie tissée en lingots d’or
couvre la nuit lacérée par les motifs brefs

à l’horizon remis à neuf
une draperie d’eau courante large vivante
grince petit coefficient particulier
de mon amour
dans la porte soudain éclaircie

harcelée par les désirs éclipses
pleureuse accélérée palpitante
tu t’effeuilles en prospectus d’accords privés
l’inconstance de l’eau glisse sur ton corps avec le soleil

***

Tristan Tzara (1896-1963)

~ par schabrieres le juillet 7, 2009.

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