Aimé Césaire – Prophétie

•octobre 22, 2019 • Laisser un commentaire

là où I’aventure garde les yeux clairs
là où les femmes rayonnent de langage
là où la mort est belle dans la main comme un oiseau saison de lait
là où le souterrain cueille de sa propre génuflexion un luxe de prunelles plus violent que des chenilles
là où la merveille agile fait flèche et feu de tout bois

là où la nuit vigoureuse saigne une vitesse de purs végétaux

là où les abeilles des étoiles piquent le ciel d’une ruche plus ardente que la nuit
là où le bruit de mes talons remplit I’espace et lève à rebours la face du temps
là où I’arc-en-ciel de ma parole est chargé d’unir demain à l’espoir et I’infant à la reine

d’avoir injurié mes maîtres mordu les soldats du sultan
d’avoir gémi dans le désert
d’avoir crié vers mes gardiens
d’avoir supplié les chacals et les hyènes pasteurs de caravanes

je regarde
la fumée se précipite en cheval sauvage sur le devant de la scène ourle un instant sa lave de sa fragile
queue de paon puis se déchirant la chemise s’ouvre d’un coup la poitrine et je la regarde en îles
britanniques en îlots en rochers déchiquetés se fondre peu à peu dans la mer lucide de I’air
où baignent prophétiques
ma gueule
ma révolte
mon nom

*

Prophecy

there where adventure remains clear-sighted
where women radiate language
where death in the hand is beautiful like a milk season bird
where the tunnel gathers from its own genuflexion a profusion of wild plums fiercer than caterpillars
where the agile wonder leaves no stone nor fire unturned

there where the vigorous night bleeds a speed of pure vegetation

where the bees of the stars sting the sky with a hive more ardent than the night
where the noise of my heels fills space and raises the face of time backwards
where the rainbow of my speech is charged to unite tomorrow with hope and the infant with the
queen,

for having insulted my masters bitten the sultan’s men
for having cried in the wilderness
for having screamed at my jailers
for having begged from the iackals and the hyenas shepherds of caravans

I watch
the smoke rushes like a mustang to the front of the stage briefly hems its lava with its fragile peacock
tail then tearing its shirt suddenly opens its chest and I watch it dissolve little by little into
British isles into islets into iagged rocks in the limpid sea of the air
where my mug
my revolt
my name
prophetically bathe

***

Aimé Césaire (1913-2008)Les Armes miraculeuses (Gallimard, 1946)The Collected Poetry (University of California Press, 1983) – Translated by Clayton Eshleman and Annette Smith.

Rubén Darío – Donjons de Dieu ! Poètes !

•octobre 21, 2019 • Laisser un commentaire

Donjons de Dieu ! Poètes !
Paratonnerres célestes,
qui résistez aux plus violents des orages,
tels des crêtes muettes,
tels des cimes agrestes,
des éternités vous êtes le barrage !

Une Espérance magique le jour nous prédit
au cours duquel, sur le rocher d’harmonie
périra la sirène aux perfides atours.
Espérez donc, espérons donc toujours !

Espérez donc toujours.
L’élément bestial se divertit
dans la haine de la poésie
et les races s’offensent tour à tour.

L’insurrection d’en bas
s’étend aux Excellents.
Le cannibale convoite sa proie,
le rouge aux gencives et l’écume aux dents.

Donjons, mettez un sourire au pavillon.
Opposez aux craintes et aux manifestations malignes
d’une brise la superbe inspiration,
brise d’une tranquillité céleste et marine…

*

¡Torres de Dios! ¡Poetas!
¡Pararrayos celestes
que resistís las duras tempestades,
como crestas escuetas,
como picos agrestes,
rompeolas de las eternidades!

La mágica esperanza anuncia un día
en que sobre la roca de armonía
expirará la pérfida sirena.
¡Esperad, esperemos todavía!

Esperad todavía.
El bestial elemento se solaza
en el odio a la sacra poesía
y se arroja baldón de raza a raza.

La insurrección de abajo
tiende a los Excelentes.
El caníbal codicia su tasajo
con roja encía y afilados dientes.

Torres, poned al pabellón sonrisa.
Poned, ante ese mal y ese recelo,
una soberbia insinuación de brisa
y una tranquilidad de mar y cielo…

***

Rubén Darío (1867-1916)Cantos de vida y esperanza (1905) – Chants de vie et d’espérance (Sillage, 2012) – Traduit de l’espagnol (Nicaragua) par Lionel Igersheim.

Découvert ici

Jacques Roumain – L’amour la mort

•octobre 20, 2019 • Laisser un commentaire

Pour son désespoir une idole vénéneuse

Regard hagard d’escarbille d’hirondelle
sourire poignardé
flétrissure aiguisée du sang
l’araignée tire le fil d’une ride :
toute honte bue au soupirail de cette bouche

Un battement de cil de l’aube
et le pollen du soleil couvre ta joue
Un nid d’ailes ta chevelure
Si l’haleine du vent l’effleure
Beauté ravie au mouvement du sang
tes mains offrent un sacrifice de colombes
Sur tes genoux invincibles.

***

Jacques Roumain (1907-1944)Bois-d’ébène (Port-au-Prince: Imprimerie Henri Deschamps, 1945) – Bois d’ébène, suivi de Madrid (Mémoire d’encrier, 2003) (Presses Nationales d’Haïti, 2005)

Yves Martin – Je me vois assez bien…

•octobre 19, 2019 • Laisser un commentaire

Je me vois assez bien dans quelques années,
Roi bégayant des îles, pour fond de poche
Le sable qui n’a ni haine ni durée,
Regarder à travers une svelte piquette
Planter les pirogues, grossir les perles sous l’arbre mauve.

Je passerai mes mains à des métiers rances.
Aucun toit pour ne pas encombrer le ciel.
Je n’aurai d’autres femmes que les petites filles
Qui viennent entre les jambes mûrir leurs dents.

J’aurai oublié les trains, les dépliants.
Les avions me seront devenus une pluie plus précieuse.
J’aurai des fils plein la poitrine,
Les plus libres à défatiguer la voile.

On me retrouvera un jour mort sur le rivage
Fragile comme mon ami le sorcier.
L’oiseau moqueur prononcera le palabre traditionnel.
On me donnera pour aiguiser ma faim de toute éternité
Les épices qui chantent, le feuilleté des longues chevelures.

***

Yves Martin (1936-1999)Le marcheur (Chambelland, 1972) (La Table Ronde, 1996)

Emil Botta – Post ludum

•octobre 18, 2019 • 2 commentaires

Rends-toi, poésie, aux chênes de garde, au plus haut point
et transmets-leur le salut d’un ami qui n’est plus rien.
Prie les oiseaux de se taire, ils m’ont rendu fou,
je fus de leur pépiement plus que soûl.

Passe cette nuit, poésie, voir mes proches dans leur sommeil,
embrasse-les sur le front, chuchotez un peu ensemble.
Dis-leur que j’ai fermé la dernière page du cahier
et gagné la compassion des pierres et des rochers.

À ma mère, poésie, dis de me pardonner,
je suis une mauvaise graine, de celles qu’il faut vomir ;
de toutes leurs larmes j’ai essoré ses yeux,
et cousu ses lèvres d’un fil de soupirs.

À mon frère, poésie, dis que je n’ai pas été l’ange qu’il a pu croire,
que mon coeur est châtiment, blâme et coups de fouet.
Les pensées cruelles et sauvages dont je fus le jouet
me valent un long sommeil crématoire.

À mes amoureuses, dis que je ne les ai pas aimées,
que je n’ai eu de goût que pour les échappées.
La vie fut pour moi comme un chapeau, comme un verre
où mélanger les dés du sort.

Au chat blond, s’il y peut comprendre goutte,
dis que sa paresse à la mienne ressemble toute.
Lumière dorée qui flânait au jardin, rare et nonchalant,
qu’il me pardonne, à moi qui ne fus qu’un ciel décadent.

Après quoi,
poésie,
ne reviens plus jamais ici,
ce couple que nous faisons n’est pas noble ;
notre alliance est rompue,
disparais, poésie, à jamais de ma vue.

*

Post ludum

Poezie, sa te duci la stejarii de straja in cel mai inaintat post
si spune-le dragi salutari de la unul care a fost.
Roaga paserile sa taca, m-au innebunit,
am ametit de atata ciripit.

poezie, sa treci noaptea prin somnul celor ai mei,
saruta-i pe frunte, discuta in soapta cu ei,
spune-le ca am incheiat din caiet ultima fila
si ca imi plang si pietrele de mila.

poezie, spune mamei sa ma ierte, sunt o poama rea,
pe care o arunca cine musca din ea;
lacrimi din ochi ca dintr-um burete i-am stors,
firul oftarii pe buze s-a tors.

poezie, spune fratelui meu ca n-am fost inger, cum poate credea,
ca mi-e inima pedeapsa, mustrare, nuia.
si de gandurile crude care m-au batut foarte salbatec
mi-e un somn de jaratec.

spune iubitelor mele: el nu v-a iubit,
el, zapacindu-va, s-a zapacit.
viata i-a fost ca un pahar
in care amesteci al intamplarii zar.

apoi,
sa nu te mai intorci, poezie!
nu facem o nobila pereche noi doi;
alianta noastra e sfarmata
si as vrea, poezie, sa nu te mai vad niciodata!

***

Emil Botta (1911-1977)Întunecatul April (Avril sombre) (1937) – L’aurore me trouvera les bras croisés (Hochroth, Paris, 2013) – Traduit du roumain par Nicolas Cavaillès.

Pablo Urquiza – Prière

•octobre 17, 2019 • Laisser un commentaire

Jusqu’au plus obscur vertige
de la chair
sois en moi infinie.
Que l’or
naissant de tes mains
brille éternel
dans la mémoire des jours

Qu’une jubilation de fleurs
et ce vent,
ce vent d’automne
annonce depuis le sud
ton retour.

*

Oración

Hasta el más oscuro vértigo
de la carne,
sé en mí infinita,
y el oro
que nace de tus manos
brille por siempre
en la memoria de los días

Que un júbilo de flores
y este viento,
este viento de otoño
anuncie desde el sur tu retorno.

***

Pablo Urquiza (né à Córdoba, Argentine)Asile Personnel / Asilo Personal (Abra Pampa, 2004) – Traduit de l’espagnol par l’auteur avec la collaboration de Béatrice Kohlstedt et Ghislaine Masset.

John Giorno – Saluer les fleurs

•octobre 16, 2019 • Laisser un commentaire

Je me tiens au coin de Stanton et de Chrystie,
en attendant que le feu passe au vert.
Un homme assis sur les marches d’un immeuble
tient son jeune fils sur les genoux.
Il mange du poulet grillé
de chez Chico sur la Houston.
Il mâche les ailes
et donne des morceaux de blanc à son fils.

L’homme finit de manger
et place les restes de poulet et d’os,
les frites et la canette de soda dans un sac en papier
et le laisse sur le trottoir.
Le chien marron d’un immeuble voisin
vient rôder,
plonge la truffe dans le sac,
ronge les os
et en met partout.
L’homme frappe le chien avec un journal,
et le chien jappe et s’enfuit.
Un chat noir assis devant une fenêtre
regarde les yeux grands ouverts,
il observe le chien,
les os de poulet et le cartilage.

Je vois leurs vies passées et présentes.
L’homme mange le poulet
et le poulet
était sa mère,
qui est morte d’un cancer deux ans plus tôt ;
le chien rongeant les os
était son père,
qui est mort d’une crise cardiaque cinq ans plus tôt ;
et le chat à la fenêtre
était sa grand-mère ;
et son jeune fils, qu’il tient si tendrement,
était l’homme qui l’a tué dans une vie antérieure.
Sa femme rentre chez eux avec les courses
et elle emmène l’enfant dans l’immeuble.
Elle avait été sa maîtresse au cours de nombreuses vies antérieures,
et était sa mère pour la première fois dans cette vie.
Le monde me fait rire.

Remplir ce qui est vide,
vider ce qui est plein,
la lumière
comme corps,
la lumière
comme souffle.

Accueillir les fleurs :
jonquilles
baptisées dans le beurre,
lilas léchant le ciel avec volupté,
colliers de glycine
se penchant sur des mamans magnolias,
les fleurs de cerisier sont des lames de rasoir,
les dahlias des neiges sont aussi tranchants que la pisse de chat,
les lis dans la vallée sont
des lis de plume,
des lis de cuir,
des lis d’écaille,
des lis de peau,
la rose presque Miss Amérique,
les orchidées sont de grasses langues de lécheuses,
et elles sentent toutes si bon
et je suis avalé par leur divinité terrestre et charnelle.

Tu
réchauffes
mon cœur,
je pose ma tête sur ta poitrine
et me sens libre,
remplir
ce qui est vide,
vider
ce qui est plein,
remplir ce qui est
vide, vider
ce qui est plein,
remplir ce qui est vide, vider ce qui est plein,
remplir ce qui est vide, vider ce qui est plein,
nous sommes
les dieux
que nous connaissons,
nous étions
les dieux
que nous connaissions.

Je te sens
avec mes yeux,
te goûte
avec mes oreilles,
te touche
avec mon nez,
t’entends
avec ma langue,
je veux que tu t’assoies
dans mon cœur,
et que tu souries.

Les mots viennent du son,
le son vient de la sagesse,
la sagesse vient du vide,
profonde détente
d’une grande perfection.

Accueillir les fleurs :
brassées de chèvrefeuille
et de colombines,
lames couronnées de rouge du pinceau indien,
les champs de marguerites sont les gens
qui m’ont trahi
et les lupins étaient égoïstes et méchants,
les bougainvilliers volumineux et voluptueux
lèchent le feu en aimant ce qui ne peut brûler,
l’énorme bouquet de mille roses rouges
est tous ceux à qui j’ai fait l’amour,
frappe mon nez avec la tige d’une rose,
les pavots ont les poches pleines de festins narcotiques,
les chrysanthèmes sont une guirlande de crânes.

Je vais à la mort
bien volontiers,
aussi serein et joyeux
que lorsque je pose ma tête
sur la poitrine de mon amant.

Accueillir les fleurs :
le troisième bouquet, une couronne de cloches bleues,
un carillon de digitale pourprée,
un tournesol se blottit contre moi
et contemple le ciel,
puissent les petits insectes noirs
qui grouillent sur les pétales de pivoine
être les fils et filles de mes vies à venir,
grandes boules de lumière
émettant blanc, rouge, bleu,
un éclat concentrique
jaune, verte,
une grande exaltation,
le monde me fait rire.

Puissent le son et la lumière
ne pas surgir et apparaître comme deux ennemis,
puissé-je connaître tout son comme mon propre son,
puissé-je connaître toute lumière comme ma propre lumière,
puissé-je spontanément connaître tout phénomène comme moi-même,
puissé-je comprendre la nature originelle,
qui n’est pas fabriquée par l’esprit,
conscience nue
vide.

*

Welcoming the flowers

I am standing on the corner of Stanton and Chrystie,
waiting for the traffic light to change.
A man is sitting on the steps of a building
holding his young son on his lap.
He is eating fried chicken
from Chico’s take-out on Houston.
He chews on the wings
and feeds bits of the breast to his son.

The man finishes eating
and puts the leftover chicken and bones,
french fries and soda can in a paper bag
and leaves it on the sidewalk.
A brown dog from a neighboring building,
snoops around
gets his nose in the bag,
chews on the bones
and makes a mess.
The man hits the dog with a newspaper,
and it yelps and runs away.
A black cat sitting in a window,
watches wide-eyed,
staring down at the dog,
chicken bones and gristle.

I see their past and present lives.
The man eats the chicken
and the chicken
was his mother,
who had died of cancer two years ago;

the dog chewing on the bones
was his father,
who had died of a heart attack five years ago;
and the cat in the window
was his grandmother;
and his young son, whom he holds so tenderly,
was the man who killed him in his previous life.
His wife comes home with groceries
and takes the boy into the building.
She had been his lover in many past lives,
and was his mother for the first time in this one.
The world just makes me laugh.

Fill what is empty,
empty what is full,
light
as body,
light
as breath.

Welcoming the flowers:
daffodils
baptized in butter,
lilacs lasciviously licking the air,
necklaces of wisteria
bowing to magnolia mamas,
the cherry blossoms are razor blades,
the snow dahlias are sharp as cat piss,
the lilies of the valley are
lilies of fur,
lilies of feather,
lilies of fin,
lilies of skin,
the almost Miss America rose,
the orchids are fat licking tongues,
and they all smell so good
and I am sucked into their meaty earthy goodness.

You make
my heart
feel warm,
I lay my head on your chest
and feel free,
filling
what is empty,
emptying
what is full,
filling what is
empty, emptying
what is full,
filling what is empty, emptying what is full,
filling what is empty, emptying what is full,
the gods
we know
we are,
the gods
we knew
we were.

I smell you
with my eyes,
see you
with my ears,
feel you
with my mouth,
taste you
with my nose,
hear you
with my tongue,
I want you to sit
in my heart,
and smile.

Words come from sound,
sound comes from wisdom,
wisdom comes from emptiness,
deep relaxation
of great perfection.

Welcoming the flowers:
armfuls of honey suckle
and columbine,
red-tipped knives of Indian paint brush,
the fields of daisies are the people
who betrayed me
and the lupine were self-serving and unkind,
the voluminous and voluptuous bougainvillea
are licking fire loving what it cannot burn,
the big bunch of one thousand red roses
are all the people I made love to,
hit my nose with stem of a rose,
the poppies have pockets packed with narcotic treats,
the chrysanthemums are a garland of skulls.

I go to death
willingly,
with the same comfort and bliss
as when I lay my head
on my lover’s chest.

Welcoming the flowers:
the third bouquet is a crown of blue bells,
a carillon of foxglove,
a sunflower snuggles its head on my lap
and gazes up at the sky,
may all the tiny black insects
crawling on the peony petals
be my sons and daughters in future lives,
great balls of light
radiating white, red, blue
concentric dazzle,
yellow, green
great exaltation,
the world just makes me laugh.

May sound and light
not rise up and appear as enemies,
may I know all sound as my own sound,
may I know all light as my own light,
may I spontaneously know all phenomena as myself,
may I realize original nature,
not fabricated by mind,
empty
naked awareness.

2004
***

John Giorno (1936-2019)La sagesse des sorcières (Al Dante, 2005) – Traduit de l’américain par Gérard-Georges Lemaire.

 
Nichole Hastings Ceramics

The Truth Will Set You Free

En toutes lettres

Arts et culture

À nos heurs retrouvés

“Elle dit aussi que s'il n'y avait ni la mer ni l'amour personne n'écrirait des livres.” Marguerite Duras

Luis Ordóñez

Realizador y guionista

Waterblogged

Dry Thoughts on Damp Books

Ana Maria Tomescu

bibliotecana

Rhapsody in Books Weblog

Books, History, and Life in General

Romenu

Over literatuur, gedichten, kunst, muziek en cultuur

Acuarela de palabras

Compartiendo lecturas...

Perles d'Orphée

Quelques larmes perlent sur l'âme d'Orphée : Musique - Poésie - Peinture - Sculpture - Philosophie

renegade7x

Natalia's space

Cahiers Lautréamont

Association des Amis Passés Présents et Futurs d'Isidore Ducasse

366 Weird Movies

Celebrating the cinematically surreal, bizarre, cult, oddball, fantastique, strange, psychedelic, and the just plain WEIRD!

Le monde de SOlène, le blog

DU BONHEUR ET RIEN DAUTRE !

Fernando Calvo García

Poeta con pasión

Lectures au coeur

Photographie et poésie

The Tragedy of Revolution

Revolution as Hubris in Modern Tragedy

Le Trébuchet

Chroniques par C. M. R. Bosqué

Book Around The Corner

Books I read. Books I want to share with you.

lyrique.roumaine

poètes roumains des deux derniers siècles

Anthony Wilson

The Year of Living Deeply

Messenger's Booker (and more)

Primarily translated fiction and Australian poetry, with a dash of experimental & challenging writing thrown in

Reading in Translation

Translations Reviewed by Translators

Diabolus In Musica

Lossless Classical Resources

Ricardo Blanco's Blog

Citizen of Nowhere

Digo.palabra.txt

Literatura para generaciones pixeladas

AFROpoésie

Le site des poésies africaines

La Labyrinthèque

Histoire de l'art jouissive & enchantements littéraires

Je pleure sans raison que je pourrais vous dire

« Je pleure sans raison que je pourrais vous dire, c'est comme une peine qui me traverse, il faut bien que quelqu'un pleure, c'est comme si c'était moi. » M. D.

L'Histoire par les femmes

L'Histoire par les femmes veut rappeler l’existence de ces nombreuses femmes qui ont fait basculer l’histoire de l’humanité, d’une manière ou d’une autre.

Traversées, revue littéraire

Poésies, études, nouvelles, chroniques

Le Carnet et les Instants

Le blog des Lettres belges francophones

Manolis

Greek Canadian Author

Littérature portes ouvertes

Littérature contemporaine, poésie française, recherche littéraire...

The Manchester Review

The Manchester Review

L'atelier en ligne

de Pierre Vinclair

fragm

secousse sismique travaillant l’épaisseur d’une lentille de cristal, cette fin du monde de poche s’exprimait tout entière dans la syllabe fragm, identique de “diaphragme” à “fragment”, comme une paillette pierreuse qu’on retrouve pareille à elle-même dans des roches de structures diverses mais dont les éléments principaux, de l’une à l’autre, demeurent constants (Michel Leiris)

Outlaw Poetry

Even when Death inhabits a poem, he does not own it. He is a squatter. In fact, Death owns nothing. - Todd Moore

Locus Solus: The New York School of Poets

News, links, resources, and commentary on poets and artists of the New York School, by Andrew Epstein

%d blogueurs aiment cette page :