Fernando Pessoa – Oui, je sais bien

Oui, je sais bien
Que je ne serai jamais quelqu’un.
Je ne sais que trop
Que je n’accomplirai jamais nulle oeuvre.
Je sais, enfin,
Que je ne me connaîtrai jamais.
Oui, mais à présent,
Tant que se prolonge cette heure,
Ce clair de lune, ces frondaisons,
Cette paix dont nous jouissons,
Laissez-moi croire
Ce que jamais, au grand jamais, je ne serai.

***

Fernando Pessoa –  Poèmes Païens – Ed. Points

Publicités

~ par schabrieres sur novembre 24, 2008.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.

 
Reading in Translation

Translations reviewed by translators

Diabolus In Musica

Lossless Classical Resources

Ricardo Blanco's Blog

Reflections on the mutable universe

Digo.palabra.txt

Literatura para generaciones pixeladas

AFROpoésie

Le site des poésies africaines

La Labyrinthèque

Histoire de l'art jouissive & enchantements littéraires

Je pleure sans raison que je pourrais vous dire

« Je pleure sans raison que je pourrais vous dire, c'est comme une peine qui me traverse, il faut bien que quelqu'un pleure, c'est comme si c'était moi. » M. D.

verseando

algunos poemas y otros textos

Traversées, revue littéraire

Poésies, études, nouvelles, chroniques

Le Carnet et les Instants

Revue des Lettres belges francophones

Borntobeanomad

The world is your home.

%d blogueurs aiment cette page :