John Donne – Aucun homme n’est une île (No Man is an Island, 1624)

Aucun homme n’est une île, un tout, complet en soi ; tout homme est un fragment du continent, une partie de l’ensemble ; si la mer emporte une motte de terre, l’Europe en est amoindrie, comme si les flots avaient emporté un promontoire, le manoir de tes amis ou le tien ; la mort de tout homme me diminue, parce que j’appartiens au genre humain ; aussi n’envoie jamais demander pour qui sonne le glas : c’est pour toi qu’il sonne.

***

John Donne (1572-1631)Devotions upon Emergent Occasions (1624)

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~ par schabrieres sur janvier 5, 2010.

6 Réponses to “John Donne – Aucun homme n’est une île (No Man is an Island, 1624)”

  1. magnifiques, ce texte de John Donne et la photo du tableau de C.D. Friedrich, oui, petits nous sommes reliés étrangement à cet univers immense, matrice de tout ce qui nous anime.
    Votre blog est bien enrichissant …. j’y reviendrai !

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  2. Entre un être et un autre, il y a un abîme, il y a une discontinuité.
    Cet abîme se situe, par exemple, entre vous qui m’écoutez et moi qui vous parle. Nous essayons de communiquer, mais nulle communication entre nous ne pourra supprimer une différence première. Si vous mourrez, ce n’est pas moi qui meurs. Nous sommes vous et moi des êtres discontinus.
    Mais je ne puis évoquer cet abîme qui nous sépare sans avoir le sentiment d’un mensonge. Cet abîme est profond, je ne vois pas le moyen de le supprimer. Seulement en commun, nous pouvons ressentir le vertige de cet abîme. Il peut-être nous fasciner. Cet abîme en un sent est la mort et la mort est vertigineuse, elle est fascinante.

    Georges Bataille, L’Érotisme.

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  3. A reblogué ceci sur mariannewaeberet a ajouté:
    John Donne, toi qui vécus entre la fin du XVIe et le début du XVIIe, tu me parles comme si tu habitais le même siècle, le même monde, les mêmes obsessions que nous…

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  4. John Donne, toi qui vécus entre la fin du XVIe et le début du XVIIe, tu me parles comme si tu habitais le même siècle, le même monde, les mêmes obsessions que nous…

    Aimé par 1 personne

  5. dommage que la présente traduction aplatisse le texte original

    Aimé par 1 personne

  6. ma grande surprise ce n’est pas un texte d’un contemporain!

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