Alfonsina Storni – Pressentiment (Presentimiento, 1918)
J’ai le pressentiment qu’il me reste peu de temps.
Cette tête qui est la mienne est comme une lampe-tempête
Qui brille et qui s’éteint.
Mais sans une plainte, sans la moindre terreur,
Pour disparaître, je veux qu’un soir très clair
Se couche le soleil si limpide
Et que d’un haut jasmin, une vipère blanche
Surgisse et doucement me morde droit au cœur.
***
Alfonsina Storni (1892-1938) – La douce souffrance (El dulce daño, 1918)



















Quelle élégance dans ces quelques mots.
La mer et la mort, indissociables et récurrents.
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