Branko Miljković – L’amour de la poésie

J’aime le bonheur qui n’est pas heureux
Le poème qui réconcilie les poèmes fâchés
La liberté qui a ses esclaves
Et la lèvre qui s’achète pour un baiser

J’aime le mot que deux images s’arrachent
Et l’image dessinée sur la paupière de l’intérieur
Les fleurs qui se querellent avec le temps
Au nom des fruits et de l’honneur printanier

J’aime tout ce qui se meut car tout ce qui se meut
Se meut selon les lois de l’immobilité et de la mort
J’aime toutes les vérités qui ne sont pas de rigueur
Car timide est la vérité vraie comme le parfum

J’aime les tendresses d’hier
Dire à mon corps « assez » et rêver des plantes
Des doigts des yeux de l’ouïe autrement disposés
Dans la forêt que dans le corps

***

Branko Miljković (1934-1961) – Traduit du serbe par Zorica Terzić

Publicités

~ par schabrieres sur octobre 20, 2011.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
Manolis

Greek Canadian Author

Littérature portes ouvertes

Littérature contemporaine, poésie française, recherche littéraire...

The Manchester Review

The Manchester Review

poésie : traduction : critique

L'atelier en ligne de Pierre Vinclair

fragm

secousse sismique travaillant l’épaisseur d’une lentille de cristal, cette fin du monde de poche s’exprimait tout entière dans la syllabe fragm, identique de “diaphragme” à “fragment”, comme une paillette pierreuse qu’on retrouve pareille à elle-même dans des roches de structures diverses mais dont les éléments principaux, de l’une à l’autre, demeurent constants (Michel Leiris)

Outlaw Poetry

Even when Death inhabits a poem, he does not own it. He is a squatter. In fact, Death owns nothing. - Todd Moore

Locus Solus: The New York School of Poets

News, links, resources, and commentary on poets and artists of the New York School

Encres désancrées --- Carla Lucarelli

Carnets décousus, Ecriture, Lectures, humeurs, élucubrations, travaux en cours, Images aimées, prises ou empruntées

Bonheur des yeux et du palais

sur le fil des jours

Bareknuckle Poet

Journal of Letters

Vallejo & Co.

literatura y más

Revista Conexos

Una revista de arte y literatura, sin fronteras generacionales ni geográficas

Laurent DOMERGUE

Sculpture sur bois

%d blogueurs aiment cette page :