Roberto Juarroz – Poème (1984)

Dire un mot exclut tous les autres,
ouvrir un livre ferme tous les autres,
penser une seule chose déséquilibre le monde,
aimer quelqu’un est le plus grand oubli.

L’exercice ponctuel d’une seule vie
n’aura jamais de sens.

Reste à découvrir le pluriel.

*

Decir una palabra excluye a todas las otras,
abrir un libro cierra todos los demás,
pensar una sola cosa desequilibra el mundo,
amar a alguien es el mayor olvido.

El ejercicio puntual de una sola vida
no podrá tener sentido nunca.

Queda sólo encontrar el plural.

***

Roberto Juarroz (1925-1995)Huitième Poésie Verticale (Octava poesía vertical, 1984)

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~ par stéphane chabrières le février 29, 2012.

Une Réponse to “Roberto Juarroz – Poème (1984)”

  1. Bonjour, je me suis permis de citer votre blog pour la découverte de Roberto Juarroz. Merci de nous faire connaître ce poète. Amicalement

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