Jacques Prevel – Des ailes de pierre…

Des ailes de pierre
Et des oiseaux de chair brisant ces formes sacrilèges
Pétrifiées sous le ciel en marche
Le ciel décoloré comme ta mémoire
Le ciel qui sait pleurer et rire comme tes yeux
Et l’espoir insensé montant en tourbillon
Comme ces oiseaux brisant le vol de leur désir
Et ma vie est suspendue dans le silence
De ces ailes de pierre immobiles
Déchiquetant ta face qui me reflète
L’espoir de pénétrer ta vie et de mourir
Comme ces oiseaux brisant le vol de leur désir.

***

Jacques Prevel (1915-1951)Poèmes mortels (1945) – 3 février 1945

Enregistrer

Publicités

~ par schabrieres sur août 21, 2013.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.

 
Reading in Translation

Translations reviewed by translators

Diabolus In Musica

Lossless Classical Resources

Ricardo Blanco's Blog

Citizen of Nowhere

Digo.palabra.txt

Literatura para generaciones pixeladas

AFROpoésie

Le site des poésies africaines

La Labyrinthèque

Histoire de l'art jouissive & enchantements littéraires

Je pleure sans raison que je pourrais vous dire

« Je pleure sans raison que je pourrais vous dire, c'est comme une peine qui me traverse, il faut bien que quelqu'un pleure, c'est comme si c'était moi. » M. D.

verseando

algunos poemas y otros textos

Traversées, revue littéraire

Poésies, études, nouvelles, chroniques

Le Carnet et les Instants

Revue des Lettres belges francophones

Borntobeanomad

The world is your home.

%d blogueurs aiment cette page :