Alda Merini – Psychiatrie (Psichiatria)

Grand panorama d’amour
Que celui du psychiatre,
Où il a une envie folle
d’un jour qui
ne viendra jamais
parce que le jour du poète,
si semblable à la folie,
ne trouvera pas
sa mesure
dans l’éthique moderne.
Il plane au loin
et s’adresse au médecin,
qui parfois est son Virgile,
pour sortir de l’enfer
des sens
qu’est la vie.

*

Grande panorama d’amore
questo dello psichiatra,
ov’ei farnetica
un giorno che
non verrà mai
perché il giorno del poeta,
tanto simile alla follia,
non troverà
il suo riscontro
nell’etica moderna.
egli spazia lontano
e sirivolgealmedico,
che a volte è il suo Virgilio,
per uscire dall’inferno
dei sensi
che è la vita.

***

Alda Merini (Milan, Italie, 1931-2009)

~ par schabrieres sur décembre 2, 2013.

5 Réponses to “Alda Merini – Psychiatrie (Psichiatria)”

  1. Mieux vaut n´penser à rien
    Que n´pas penser du tout
    Rien c´est déjà
    Rien c´est déjà beaucoup

    Extrait de la chanson de Serge Gainsbourg, Ces petits rien.

    L’enfer des sens c’est de ne pas penser du tout, alors oui, mille fois oui, mieux vaut ne penser à rien et encore oui, c’est déjà beaucoup.

    Que ce soit à propos de Serge Gainsbourg ou d’Alda MERINI et de bien d’autres poètes encore, le génie côtoie la folie.

    Aimé par 1 personne

  2. […] Alda Mérini https://schabrieres.wordpress.com/2013/12/02/alda-merini-psychiatrie-psichiatria/ […]

    J’aime

  3. Clocharde céleste

    Je voudrais rendre hommage à Alda MERINI,
    Une femme de lettre autant que poétesse,
    Dont l’aura est hélas, en France, à l’étroitesse,
    Alors qu’en Italie elle n’est pas mini.

    Elle est née au pays du vermouth « Martini »,
    Dès seize ans elle y fut, de la folie, l’hôtesse,
    Alternant des délires et d’immenses tristesses,
    Par bipolarité ce mal est défini.

    Mais elle, l’appelait : « ombre de la pensée »,
    Et c’est pour en sortir qu’elle s’est dépensée
    À exprimer en mots la clarté du tréfonds.

    Je la range parmi les clochardes célestes,
    (Au masculin, d’un pied, mon vers serait en reste !),
    Paumées qui par leur art, du bien à l’âme, font.

    Clocharde céleste

    Aimé par 1 personne

  4. J’ai changé le dernier vers, hier j’avais une hésitation, m’était venu spontanément « Paumées qui par leur art, indispensables, sont. » et je l’ai choisi finalement, même si la rime n’est pas riche. Entre temps j’ai trouvé cette citation de Joseph Joubert, « Loin de reléguer les arts dans la classe des superfluités utiles, il faut les mettre au nombre des biens les plus précieux et les plus importants de la société humaine. », j’aurais pu me satisfaire du titre de ton blog ! C’est le roi de l’aphorisme Joubert, on en parle pas assez, comme de Merini. Bien à toi.

    Aimé par 1 personne

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