Lambert Schlechter – Soudain envie de changer d’endroit…

Lambert SchlechterSoudain envie de changer d’endroit
parce qu’on se dit :
à l’endroit suivant j’irai mieux
à l’endroit suivant tout sera plus simple plus léger
et l’endroit suivant c’est la pièce voisine
la chambre d’à côté, c’est une autre maison
une autre rue, une autre ville
l’endroit suivant c’est un autre pays, un autre continent,
l’endroit suivant c’est une autre vie
l’endroit suivant
soudain tu le sais comme si tu l’avais toujours su :
c’est le repos à jamais
le sommeil dans nulle part
le néant qui est l’envers de tous les endroits

*

Suddenly the desire for a change of place
because you tell yourself:
in the next place I’ll be better
in the next place everything will be simpler, lighter
and the next place is the adjacent room
the next room, it’s another house
another street, another town
the next place is another country, another continent,
the next place is another life
the next place
suddenly you know as if you have always known:
rest for good
sleep anywhere
the nothingness that is the inverse of all places

***

Lambert Schlechter (né en 1941 à Luxembourg)L’envers de tous les endroits (Phi, 2010) – Translated by Jessica Slavin.

~ par schabrieres sur avril 8, 2014.

22 Réponses to “Lambert Schlechter – Soudain envie de changer d’endroit…”

  1. L’endroit suivant c’est celui que l’on rencontre à la lecture d’un poème comme celui-ci, un endroit où soi n’est pas, un endroit extatique.

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  2. « le néant qui est l’envers de tous les endroits »

    Peut-être Georges Bataille aurait appelé ça, un désordre de mort.

    L’éclat de la poésie se révèle hors des moments qu’elle atteint dans un désordre de mort.
    L’Orestie (Éditions des Quatre-Vents).

    Les hindous qualifieraient peut-être ce néant de bienheureux.

    Et enfin (c’est pas un enfin qui dit « ouf, c’est fini, j’irai bien approfondir la question mais je dois partir bosser, c’est un enfin qui signale la fin de mon commentaire), ce poème me fait penser à celui-ci d’Artaud que l’on trouve sur ce blog qui me rends bienheureux ;

    Si l’on pouvait seulement goûter son néant

    Si l’on pouvait seulement goûter son néant, si l’on pouvait se bien reposer dans son néant, et que ce néant ne soit pas une certaine sorte d’être mais ne soit pas la mort tout à fait.
    Il est si dur de ne plus exister, de ne plus être dans quelque chose. La vraie douleur est de sentir en soi se déplacer sa pensée. Mais la pensée comme un point n’est certainement pas une souffrance.
    J’en suis au point où je ne touche plus à la vie, mais avec en moi tous les appétits et la titillation insistante de l’être. Je n’ai plus qu’une occupation, me refaire.

    Qu’est-ce qui sépare le néant de l’extase ?

    Bonne journée

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  3. merci cher Stéphane, de m’avoir mis, encore une fois, à l’honneur dans ta superbe anthologie

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  4. Cheminant sur la route de Damas, le futur saint Paul est soudain terrassé par l’expérience fulgurante qui le mènera à la conversion. « Paul se releva de terre, nous disent les Actes des Apôtres, les yeux ouverts il ne vit rien, et ce néant était Dieu… »

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    • « Tout sans Dieu est néant ; et Dieu n’est que le néant suprême. » Cioran

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      • – « nient vouloir. Niht, niet ». Ne rien vouloir est la condition indispensable : remplacer sa volonté propre par la volonté de Dieu, ne rien faire qui ne soit sa volonté, ne rien désirer des créatures et des choses finies, annihiler la volonté individuelle (ce que le Transpersonnel appelle l’égo). C’est la docte ignorance qui permet à Hadewijch d’Anvers d’atteindre « le Néant divin, ce Néant pur et nu »

        « Je n’écris jamais que pour supprimer le but »
        Georges Bataille

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  5. Je pense parfois des choses que je n’ose exprimer craignant d’être considéré comme fou. C’est très désagréable de s’entendre dire par un « spécialiste de la réalité », un psychiatre ; « Vous n’êtes pas dans la réalité. »
    C’est flippant ce sentiment d’incommunicabilité qui vient s’ajouter à l’angoisse d’exister (l’angoisse d’exister et le sentiment d’incommunicabilité ne sont-elles pas une seule et même chose ?). Il ne me reste plus alors comme envie que celle de mourir. Quand je lis cette citation, ça me fait un bien…fou. Je ne suis pas fou, d’autres peuvent m’entendre, mes mots peuvent les sauver, ma souffrance n’est pas vaine. Je suis plein de gratitude ce matin. Qui dois-je remercier ? Antonin Artaud, Saint Jean de la Croix, Cioran, Stephane… le néant suprême ? Je pressens des milliers d’horizons à découvrir, j’ai envie de vivre. Merci pour cette citation Stéphane.

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    • Pour tuer l’angoisse nous cherchons à communiquer, nous cherchons quelqu’un à qui parler. Quand nous ne trouvons personnes qui y soit disposé parmi nos congénères, boulangers, amis, parents, enfants, médecins, prêtres, imams, prostituées…etc…, si les mots ne viennent toujours pas, on écris, on s’adresse à soi-même qu’on appelle parfois Dieu et si par malheur (qui y a t’il de malheur plus grand que celui de ne pas se sentir aimé et de bonheur plus grand que celui de se croire aimé ?) nous ne parvenons pas à l’atteindre, en dernier recours, il ne reste plus que le suicide pour ne pas mourir d’angoisse.

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      • Jean-Marie Kerwich – Les poètes

        J’ai appris à écrire sur le cahier de la souffrance. Si Dieu choisit ses poètes, mieux vaut ne pas croiser son regard, car la mission est sans pitié. J’ai écrit deux livres mais ce ne sont pas des livres : ce sont des morceaux de ma chair, un bout de bras, une main. Le poète est consumé par l’âme et le cœur. Son écriture est enchaînée à sa vie.

        Aucune échappatoire : il appartient à Dieu, il est son martyr. Cet homme est un peuplier qui suit le rythme du vent. Il porte des chaussures gitanes à talons hauts, on voit son esprit trébucher le long de la chaussée. J’ai connu quelques grands poètes.

        Ce sont des vagabonds des mots, des princes des rues sales. Ce sont des gens qui font peur. Leurs yeux vous déshabillent l’âme : ils ont une capacité animale à vous deviner qui ferait peur à un cougard. Mais c’est cette grâce qui me séduit, car ils sont seuls à tenir la pluie par la main.

        L’Évangile du gitan (Le Mercure de France, 2008)

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      • – « Vous n’êtes pas dans la réalité. »
        – « Mais c’est quoi la réalité ? » Lui-ai-je rétorqué.
        – « C’est bien ça votre problème » as-t’il conclu d’ un air un brin accablé.

        Lorsqu’il a dit que je n’étais pas dans la réalité, il s’est trompé. J’y étais dans la réalité, c’est pour cela même que j’étais face à lui dans ce service de psychiatrie. Le réel m’avait rattrapé, je n’avais pas réussit à le fuir. Lacan disait  » le réel c’est quand on se cogne » j’ajouterais « la tête contre les murs ». Si le réel était un bruit ce serait précisément le bruit que fait le crâne d’un individu lorsqu’il le lance délibérément contre un mur.
        Quand à sa seconde affirmation, « C’est bien ça votre problème », j’y adhèrerais si elle avait été une réponse à la question « Comment s’extraire de la réalité ? ». C’est exactement ça mon problème mais ce qu’il ne sait pas ou ce qu’il feint d’ignorer c’est que c’est aussi le sien. C’est même le problème de tout homme normalement constitué. Chacun peut se prendre le réel en pleine tronche. Chacun peut se retrouver face à un mur et y cogner sa tête. Chacun se débat comme il peut pour éviter ça. Chacun sent la réalité qui rôde autour de lui à l’affût de la moindre de ses faiblesses. Là, précisément, maintenant, si j’écris c’est pour la fuir. Je crée. Je crée avec des mots du sens. Le réel c’est le non-sens. Le réel c’est la souffrance d’exister. On l’appelle plus communément folie. C’est péjoratif comme terme. Quand on dit de quelqu’un qu’il est fou, on fait mine de heurter à plusieurs reprises le bout de son index contre sa tempe et on accompagne ce mouvement du bruit dont j’ai parlé plus haut, du bruit du réel « Toc, toc, toc ». Je regardais tout à leur un enfant qui jouait avec des petits personnages, il créait une histoire. Il s’extirpait du réel. Il ne le savait pas mais il luttait contre le réel, contre la folie. Quand il prendra un crayon tout à l’heure pour dessiner son intention sera la même. Je ne sais pas en fait si on se bat tous de la même manière contre la réalité ? Je pencherais pour l’idée qu’on s’en sort tous en créant. Mais il faut entendre « créer » dans une acceptation plus large qu’à l’accoutumée. Lire un roman par exemple, c’est un processus créatif, on va donner un sens à ce qu’on lit, on va créer des images dans sa tête, on va imaginer. Il faut délirer. Le délire est la condition de la vie. Créer, imaginer, délirer, il faut s’extraire du réel. Nous créons d’abord pour nous sauver. L’enfant tout à l’heure, une fois son besoin créatif assouvit est répartit à d’autres occupations, il n’a donné à voir à personne d’autre qu’à lui- même sa création. D’autres fois le même enfant entends un morceau de musique et se met à danser et parce qu’il pense que cela peut nous détourner aussi de la réalité, il se propose de danser devant nous. Il le fait dans un mouvement de générosité et nous exprimons notre contentement devant la beauté par nos applaudissements. Les poètes ne sont pas les seuls à tenir « la pluie par la main » (c’est une image magnifique !) l’enfant aussi tenait la pluie par la main en dansant, en jouant, en créant. Il arrive à tout un chacun de tenir la pluie par la main, en ce sens nous sommes tous des poètes, chacun crée une œuvre, son œuvre qui parfois n’est pas donnée à voir aux autres ou parfois nous n’appréhendons pas comme une oeuvre ce qui en est une, le moindre jeu de mot, la moindre tournure de phrase, le moindre bouquet de fleur, la moindre décoration par exemple est une œuvre. Mais il est vrai que certaines œuvres ont le pouvoir de nous éloigner plus du réel que d’autres. La poésie est un remède contre le réel, c’est une manière de la définir, une de plus. Pas de bras, pas de chocolat! Sur le même mode ; Pas de réel, pas de poésie ! En ce sens, la souffrance est la condition de la jouissance.

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        • Si vous croisez sur votre route un être que vous n’avez jamais vu, qui ne suscite en vous nulle réminiscence, n’en doutez pas! C’est lui. Lui, le poète clandestin. Un conseil cependant: faites semblant de ne pas l’avoir reconnu. Ce qu’il déteste le plus au monde, c’est d’être rappelé au souvenir de cette société qu’il abhorre et dont il s’est retranché comme un lépreux.
          Mais direz-vous, pourquoi cette folie, ce dégoût, cette rage, pourquoi même ce désespoir? – C’est que le poète porte en lui l’image sans tache, d’un bonheur, d’une liberté sans limites. Alors, de voir tous ces êtres tarés, de voir cette laideur, ces crimes, ces injustices et tout ce mal et ces malheurs qui souillent la terre des hommes…
          Comprenez-vous à la fin?
          Et comprenez-vous aussi que le poète clandestin n’est pas seul au monde, que dans l’univers il a des millions et des millions de frères, de ceux qui sentent, qui pensent comme lui et qui agissent ensemble comme s’ils n’étaient qu’un seul être nombreux, toujours insatisfait et toujours révolté?

          Edmond Dune – Patchwork (1989)

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      • Nous cherchons la quadrature du cercle, nous voulons péter plus haut que notre cul, décrocher la lune avec les dents, boire la mer, peigner un diable qui n’a pas de cheveux, faire boire un âne qui n’a pas soif, redresser les bossus de son âge, retenir les hirondelles le jour du départ, savonner (faire en sorte de la blanchir en la savonnant) une tête de nègre, nous demandons la lune, autrement dit, nous voulons l’impossible et plus encore que de le vouloir, nous sommes y sommes tenus.

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        • Vanité des vanités, dit l’Ecclésiaste, vanité des vanités, tout est vanité.
          *
          La brutalité, l’injustice, la haine, le mensonge, l’arrogance : le monde s’en est gavé et il en veut encore. Alexandre Romanès

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  6. Sur le fond un mystique athée ou religieux, c’est pareil, quoi qu’ils en disent. Il existe pour les uns comme pour les autres « Un fond sans fond ». Les mystiques croyants sont aussi athées que le mystiques athées sont croyants. La différence est une question de vocabulaire, voilà ce que dit Georges Batailles « Je désignerai par le mot « mystère » ce que d’ordinaire on appelle Dieu. » Leurs rapport avec « ce fond sans fond », ce mystère est le même, ils cherchent tous à l’atteindre et je ne suis même pas sûr qu’il y ait plus encore une fois plus qu’une question de vocabulaire entre les moyens qu’ils mettent en œuvre pour y parvenir. Mais il faudrait pour le démontrer connaître les us et coutumes des uns et des autres, il doit bien y avoir quand même une dimension sacrificielle voir de prière chez les soi-disant athées. Qu’ils l’appellent Dieu, l’un, le néant suprême, ou comme ici le néant qui est l’envers de tous les endroits…etc… les tentatives de le nommer sont souvent poétiques puisqu’il s’agit de l’indicible et que c’est bien la tâche de la poésie de dire l’indicible à ce que je sache. Pourquoi croyez-vous que la plupart des mystiques se disant croyants ou pas écrivent des poèmes ? La liste est longue et pour le peu de temps que je m’intéresse à la question j’ai une profusion d’exemples du plus célèbre Saint jean de la croix en passant par sainte Thérèse d’avila, Saint Augustin, Hadewijch d’Anvers, Marie Noël, Georges Bataille, Henry Michaux…
    J’ai trouvé ce texte issu d’un traité qui fait références chez les tenants de la théologie négative (On aura tout vu, on se croirait en cours de physique, après les ions positifs et négatifs, la théologie positive et négative, c’est à y perdre son hébreu !). Je crois que la scène décrite est issu de l’ancien testament.

    Ce n’est donc pas sans motif que le divin Moïse reçoit l’ordre de se purifier d’abord lui-même puis de s’écarter de ceux qui ne sont pas purs, qu’il entend après sa totale purification les trompettes aux sons multiples, voit de nombreux feux irradier de leur pur rayonnement et qu’ensuite, séparé de la foule et avec des prêtres choisis, il atteint au sommet des divines ascensions. Mais à ce degré-là il n’entre pas encore en relation avec Dieu, il ne Le contemple pas – car Il est Invisible (…)
    C’est alors que Moïse s’affranchit même de ce qu’il voit et de ceux qui le voient, il pénètre dans la Ténèbre vraiment mystique de l’ inconnaissance, il ferme les yeux à toute saisie par l’intelligence et, dans une totale démission de tout ce qui se peut toucher ou voir, il appartient tout entier à Celui qui est au-delà de tout, il n’est plus à lui-même ni à personne d’autre, mais il est uni par le meilleur de lui-même à Celui qu’on ne peut absolument pas connaître, dans l’inactivité de toute connaissance et par cette inconnaissance même il connaît au-delà de l’intelligence.

    Traité de la théologie mystique
    Saint Denys l’Aérophagiste. Ça lui va bien comme nom, les mystiques comme Moïse pètent plus haut que leur cul, le sommet atteint, là où beaucoup s’arrêtent, il trouvent encore le moyen de s’élever !

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  7.  » Chercher était pour lui plus qu’une nécessité ou une hantise, chercher sans désemparer était une fatalité […] Je me reprocherai toujours de n’avoir pas noté ses propos, ses trouvailles, les bonds d’une pensée dans toutes les directions, sans cesse en lutte contre la tyrannie et la nullité des évidences, avide de ses contradictions et comme effrayée d’aboutir.  » Cioran à propos de Benjamin Fondane. J’ai hésité à mettre ça ici où avec le poème de Pasolini « Adulte jamais » (que je ne saurais trop vous recommander) mais comme j’ai fait ici la découverte de Cioran et qu’il est question aussi ici de mystère que l’on retrouve sous d’autres appellations, la liste est longue, de « fond sans fond » à « inactivité de toute connaissance » et j’en passe, j’ai décidé d’un commun accord avec moi-même de le mettre la suite du texte biblique.

    J’ai également à vous soumettre une pensée qui m’est venue en ce lendemain de vendredi saint ; « Dieu est évident tant qu’il fait que rien ne le soit » et un peu de cette sacrée musique pas sacrée ;

    http://m.youtube.com/watch?v=xmBij5GkF-s

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  8. Redonnez-leur

    Redonne-leur ce qui n’est plus présent en eux,
    Ils reverront le grain de la moisson s’enfermer dans l’épi et s’agiter sur l’herbe.
    Apprenez-leur, de la chute à l’essor, les douze mois de leur visage,
    Ils chériront le vide de leur coeur jusqu’au désir suivant;
    Car rien ne fait naufrage ou ne se plaît aux cendres ;
    Et qui sait voir la terre aboutir à des fruits,
    Point ne l’émeut l’échec quoiqu’il ait tout perdu.
    Certains jours, il ne faut pas craindre de nommer les choses impossibles à décrire.
    La parole soulève plus de terre que le fossoyeur ne le peut.

    Non, il ne s’agit pas d’un texte de maître Eckhart ni même de Grégoire de Nysse et encore moins de Brice de Nice, c’est de René Char (A la recherche de la base et du sommet).

    Existe t-il une traduction anglaise de ce poème de Lambert Schlecher ?

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  9. Dans la série poète et mystique ;

    « Ainsi celui qui monte ne s’arrête jamais d’aller de commencement en commencement par des commencements qui n’ont jamais de fin. »
    Homélies sur le Cantique des cantiques
    Citations de Saint Grégoire de Nysse

    « Sommes-nous voués à n’être que des débuts de vérité ? »
    Fragment 186 des Feuillets d’Hypnos

    Pour le commentaire ci-dessus, le poème redonnez-leur s’arrête à perdu.
    Les phrases suivantes ;

    « Certains jours, il ne faut pas craindre de nommer les choses impossibles à décrire.
    La parole soulève plus de terre que le fossoyeur ne le peut. »

    Pour rester dans le thème poète et mystique, je les associe à cet extrait d’une predication de Maitre Eckhart ;

     » Dire sa souffrance est difficile et fait peur. Et pourtant, cette parole, c’est l’avènement de mon être intérieur dans mon être extérieur. C’est ma naissance comme « sujet ». C’est tout uniment la naissance de Dieu en moi. »

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    • Qu’importe comment s’appelle
      Cette clarté sur leur pas
      Que l’un fut de la chapelle
      Et l’autre s’y dérobât
      Celui qui croyait au ciel
      Celui qui n’y croyait pas

      La rose et le réséda
      Louis Aragon

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  10. […] beautiful. My translation first, and then the original (the original having also been subject of a post on beauty will save the world). Less sure this time if I’ve caught the right sense, […]

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  11. https://jessicaslavin.wordpress.com/2014/05/22/5548/

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