Alejandra Pizarnik – Enfance (Infancia, 1965)

Alejandra PizarnikHeure où l’herbe pousse
dans la mémoire du cheval.
Le vent prononce des discours ingénus
en l’honneur des lilas,
et quelqu’un entre dans la mort
les yeux ouverts
comme Alice au pays du déjà vu.

*

Hora en que la yerba crece
en la memoria del caballo.
El viento pronuncia discursos ingenuos
en honor de las lilas,
y alguien entra en la muerte
con los ojos abiertos
como Alicia en el país de lo ya visto.

***

Alejandra Pizarnik (Buenos Aires, Argentine 1936-1972)Les travaux et les nuits (Los trabajos y las noches, 1965) – Traduction de Jacques Ancet

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~ par schabrieres sur avril 23, 2015.

2 Réponses to “Alejandra Pizarnik – Enfance (Infancia, 1965)”

  1. Les lilas fleurissent comme les poèmes qui en parlent.
    Lis là;

    http://lambertschlechter.blogspot.fr/2015/04/pourquoi-le-lilas-est-si-lilas.html

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  2. Oui mais le lilas ne pousse que sur un seul versant, le bon …. paraît-il.

    J'aime

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