Tomas Tranströmer – Kyrie (1958)

Tomas TranströmerParfois, ma vie ouvrait les yeux dans l’obscurité.
Comme de voir passer dans les rues des foules
aveugles et agitées, en route pour un miracle,
alors qu’invisible, je restais à l’arrêt.

Comme l’enfant s’endort, terrifié,
à l’écoute des pas lourds de son coeur.
Longtemps, longtemps, jusqu’à ce que le matin jette
des rayons dans les serrures
et que s’ouvrent les portes de l’obscurité.

*

Sometimes my life opened its eyes in the dark.
A feeling as if crowds drew through the streets
in blindness and anxiety on the way toward a miracle,
while I invisibly remained standing.

As the child falls asleep in terror
listening to the heart’s heavy tread.
Slowly, slowly until morning puts its rays in the locks
and the doors of darkness open.

***

Tomas Tranströmer (Stockholm, Suède 1931-2015)Hemligheter på vägen (1958) – Translated by Robert Fulton

Publicités

~ par schabrieres sur mai 6, 2015.

Une Réponse to “Tomas Tranströmer – Kyrie (1958)”

  1. A reblogué ceci sur Mes bonheurs minusculeset a ajouté:
    Et parfois la vie est maux roses.
    Et le désespoir renferme bien des espoirs.
    Je ne me souviens plus très bien,
    le noir était trop intense, dense, profond, etc…
    je me perds dans les mots
    pour trouver le bon,
    je me perds souvent
    et je désespère.
    Et j’espère à nouveau.
    Les lumières jaillissent, pourtant
    Mais c’est l’éblouissement
    Alors, je repars pour les ténèbres
    Et viennent les lueurs
    Ces touches d’espoir
    qui nous font croire que
    Rien n’est jamais perdu
    (Sauf la ponctuation)

    Aimé par 1 personne

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.

 
Reading in Translation

Translations reviewed by translators

Diabolus In Musica

Lossless Classical Resources

Ricardo Blanco's Blog

Reflections on the mutable universe

Digo.palabra.txt

Literatura para generaciones pixeladas

AFROpoésie

Le site des poésies africaines

La Labyrinthèque

Histoire de l'art jouissive & enchantements littéraires

Je pleure sans raison que je pourrais vous dire

« Je pleure sans raison que je pourrais vous dire, c'est comme une peine qui me traverse, il faut bien que quelqu'un pleure, c'est comme si c'était moi. » M. D.

verseando

algunos poemas y otros textos

Traversées, revue littéraire

Poésies, études, nouvelles, chroniques

Le Carnet et les Instants

Revue des Lettres belges francophones

Borntobeanomad

The world is your home.

%d blogueurs aiment cette page :