Linda Pastan – Excursion

Linda PastanJe suis une touriste
dans ma propre vie,
contemplant les formes exotiques
des fleurs
comme si c’était quelqu’un d’autre
qui les avait plantées ;
séparée
de la pénombre des chambres
des enfants
par un invisible
cordon de velours.
Les vêtements dans mon placard
sont des accoutrements
destinés à une autre femme
bien que ce soit moi qui me cache
dans leurs soyeuses textures.
C’est l’homme qui dort
dans mon lit
qui me connaît le mieux
dans le noir.

*

I am a tourist
in my own life
gazing at the exotic shapes
of flowers
as if someone else
had planted them;
barred
from the half-lit rooms
of children
by an invisible
velvet rope.
The dresses in my closet
are costumes
for a different woman,
though I hide myself
in their silky textures.
The man asleep
in my bed
knows me best
in the dark.

***

Linda Pastan (née à New York en 1932)Une semaine en Avril (Recours au poème éditeurs, 2015)Traduit de l’anglais par Raymond Farina

Publicités

~ par schabrieres sur juin 7, 2015.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.

 
Reading in Translation

Translations reviewed by translators

Diabolus In Musica

Lossless Classical Resources

Ricardo Blanco's Blog

Reflections on the mutable universe

Digo.palabra.txt

Literatura para generaciones pixeladas

AFROpoésie

Le site des poésies africaines

La Labyrinthèque

Histoire de l'art jouissive & enchantements littéraires

Je pleure sans raison que je pourrais vous dire

« Je pleure sans raison que je pourrais vous dire, c'est comme une peine qui me traverse, il faut bien que quelqu'un pleure, c'est comme si c'était moi. » M. D.

verseando

algunos poemas y otros textos

Traversées, revue littéraire

Poésies, études, nouvelles, chroniques

Le Carnet et les Instants

Revue des Lettres belges francophones

Borntobeanomad

The world is your home.

%d blogueurs aiment cette page :