Wallace Stevens – Le vent tourne (The Wind Shifts, 1923)

Wallace StevensVoici comment tourne le vent :
Comme les pensées d’un être vieux,
Qui pense encore avec passion
Et désespoir.
Ainsi tourne le vent :
Comme un être sans illusions,
Qui sent encore folies en lui.
Ainsi tourne le vent :
Comme des êtres qui, superbement, s’approchent,
Comme des êtres qui, furieusement, s’approchent.
Voici comment tourne le vent :
Comme un être que tout accable,
Qui n’a souci de rien.

*

This is how the wind shifts :
Like the thoughts of an old human,
Who still thinks eagerly
And despairingly.
The wind shifts like this:
Like a human without illusions,
Who still feels irrational things within her.
The wind shifts like this:
Like humans approaching proudly,
Like humans approaching angrily.
This is how the wind shifts:
Like a human, heavy and heavy,
Who does not care.

***

Wallace Stevens (1879-1955)Harmonium (1923) – Traduit de l’anglais par Raymond Farina

Publicités

~ par schabrieres sur juillet 10, 2015.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.

 
Reading in Translation

Translations reviewed by translators

Diabolus In Musica

Lossless Classical Resources

Ricardo Blanco's Blog

Citizen of Nowhere

Digo.palabra.txt

Literatura para generaciones pixeladas

AFROpoésie

Le site des poésies africaines

La Labyrinthèque

Histoire de l'art jouissive & enchantements littéraires

Je pleure sans raison que je pourrais vous dire

« Je pleure sans raison que je pourrais vous dire, c'est comme une peine qui me traverse, il faut bien que quelqu'un pleure, c'est comme si c'était moi. » M. D.

verseando

algunos poemas y otros textos

Traversées, revue littéraire

Poésies, études, nouvelles, chroniques

Le Carnet et les Instants

Revue des Lettres belges francophones

Borntobeanomad

The world is your home.

%d blogueurs aiment cette page :