Charles Juliet – Quand tu ne savais rien… (1997)

Léa Crespi - Charles Julietquand tu ne savais rien
de l’aventure
ce feu en toi était
malaise souffrance

il était cette brûlure
qui rongeait
mais ne parvenait pas
à consumer ce fatras
accumulé dans ton oeil

il était
ce refus du quotidien
ce refus de ce que tu étais
ce non qui t’empêchait
de vivre

il était aussi
cette infernale question
plantée en toi
comme un fer
chauffé au rouge

il était surtout
l’immensité
de cette peur
qui t’interdisait
d’avancer

au fil du temps
il s’est mué
en cette flamme
constante et claire
qui prépare le chemin
en avant de tes pas

*

when you knew nothing
about the world
the fire within you
was hard to bear suffering

it was a burning
that gnawed
but did not manage
to consume the rubble
accumulated in your eye

it was
refusal of the quotidian
refusal of what you were
the no that prevented you
from living

it was also
an infernal question
implanted in you
like an iron
heated till it glows

it was especially
the immnensity
of your fear
that prohibited you
from going forward

with the stream of time
it has turned into
the constant
clear flame
that prepares the road
for your footsteps

***

Charles Juliet (né en 1934)A voix basse (1997)

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~ par schabrieres sur août 17, 2015.

Une Réponse to “Charles Juliet – Quand tu ne savais rien… (1997)”

  1. Qui amène parfois à dire non.

    À chacun son dû*

    Buchenwald, Avril trente huit, c’est l’anniv’ d’Hitler
    Dans la cour d’appel, les prisonniers rassemblés
    Doivent saluer le drapeau à croix gammée
    L’un d’entre-eux refuse, son nom est Paul Schneider

    Il est immédiatement conduit au bunker**
    Pendant quinze long mois il y est torturé
    Accusant les nazis d’être des meurtriers
    Soutenant ceux avec qui il vivait l’enfer

    Les SS l’ont tué pour avoir son silence
    De sa foi en Dieu lui venait sa résistance
    « L’apôtre de Buchenwald » était son surnom

    C’est la facilité, le mal nous tend les bras
    Il faut lui résister, de la joie il en va
    Elle est le dû de cet homme qui a dit NON!

    *Devise du camp de déportation nazi, « Jedem das seine »

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