Guillevic – Parenthèse (1963)

Eugène GuillevicPeut-être que le monde est mort
À l’instant même,

Que tout a basculé dans une autre lumière
Qui ressemble assez bien
À celle d’autrefois.

Il reste un simulacre
De murs et de rochers
Où tu vas sans l’histoire.

À moins qu’un homme vienne
Et sourie en passant.

*

Parenthesis

Perhaps this very moment
the world has died,

everything sunk under a different light
like enough to
the old light.

A simulacrum remains
of walls and rocks
where you move without history.

Unless a man appears
and smiles as he goes by.

***

Eugène Guillevic (1907-1997)Sphère (1963) – Translated by Denise Levertov

~ par schabrieres sur septembre 4, 2015.

Une Réponse to “Guillevic – Parenthèse (1963)”

  1. Ce que ce poème m’évoque c’est l’endroit où Guillevic allait méditer à Carnac. Il y a là un petit muret fait de pierres bruts sous un arbre, une stèle commémorative à coté. J’interprète le texte au premier degrés, de même que lorsqu’il parle de l’homme qui sourit en passant. Quand la vie lui semble sans vie, il va la retrouver en se perdant dans ses pensées, à moins qu’elle se présente à travers l’amour d’un autre. Il est question de la même chose dans les deux cas, sentir une presence, la vie.

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