Charles Juliet – Quels mots… (2006)

Charles JulietQuels mots trouver
qui dénoueraient tes tensions
te videraient de ton angoisse
apaiseraient ce qui te ronge

quels mots trouver qui te clarifieraient
te révèleraient à toi-même
transformeraient ton regard

des mots
qui activeraient ton sang
germeraient dans ton corps
renforceraient tes racines

des mots
qui t’éveilleraient
à la plus haute exigence

te donneraient
le pouvoir de t’aimer

te pousseraient
au-devant de la vie

***

Charles Juliet (né en 1934)L’opulence de la nuit (2006)

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~ par schabrieres sur septembre 22, 2015.

3 Réponses to “Charles Juliet – Quels mots… (2006)”

  1. Les mots bleus, ceux qui rendent les gens heureux

    Dixit Christophe

    Aimé par 1 personne

  2. L’amour de la poésie

    Je cherche les mots bleus, car ils me rendent heureux
    C’est là l’unique explication à l’écriture
    Toutes les autres ne sont que littérature
    Mais si ces mots vous plaise c’est encore mieux

    À provoquer le bonheur on touche les cieux
    Certains mots guérissent de l’âme les blessures
    Ce sont ceux des poèmes de bonne facture
    Peu importe qu’ils soient ténébreux ou joyeux

    Qu’ils soient rédigés avec des vers ou en prose
    Pourvu que l’amour guide ceux qui les compose
    Ainsi ils sont des « Je t’aime » pour qui les lis

    L’arrachant aux villes de grande solitudes
    Lui procurant un sentiment de complétude
    Et avec, l’espoir d’une vie après la vie

    Aimé par 1 personne

  3. Deux ans quasiment jour pour jour après ce commentaire, un de mes premiers sonnets, j’en perçois maintenant toutes les lourdeurs sur le plan de la forme mais le fond est bon. Hier soir j’ai regardé « La grande librairie » et il y avait un invité qui racontait que lors de l’évacuation par les nazis des prisonniers du camp d’Auschwitz en janvier 1945, appelée la longue marche ou la marche de la mort, il se récitait le poème en boucle de poème de Victor Hugo, L’expiation, citant cet extrait ;

    Il neigeait. L’âpre hiver fondait en avalanche.
    Après la plaine blanche une autre plaine blanche.
    On ne connaissait plus les chefs ni le drapeau.
    Hier la grande armée, et maintenant troupeau.
    On ne distinguait plus les ailes ni le centre.
    Il neigeait. Les blessés s’abritaient dans le ventre
    Des chevaux morts ; au seuil des bivouacs désolés

    Ce à quoi le présentateur de l’émission à ajouté quelque chose du genre « Si il y en a encore qui se demandent à quoi sert la poésie, voilà l’explication ». Toi tu n’en as pas besoin « Beauty will save the world », isn’t it ?

    de janvier 1945 qui avait pour but d’évacuer le camp d’Auschwitz »

    Aimé par 1 personne

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