Jacques Izoard – Dans la maison les oiseaux s’éveillent… (1967)

Jacques IzoardDans la maison les oiseaux s’éveillent…
Le bois sec du carrelage
rend le jour plus austère,
il y a des jarres où les lèvres
détiennent des mots très purs.
Un miroir aux entrailles d’ailes
étouffe la plus belle chambre
et j’entends, sourde et désespérée,
la conversation des cèdres.
Il y a des jarres où les chevaux
trouvent des jeunes filles
qu’ils caressent de leur langue
et cela fait gémir de tendresse
la pluie amoureuse d’elle-même.

***

Jacques Izoard (Liège, Belgique 1936-2008)Aveuglément Orphée (1967)

Publicités

~ par schabrieres sur février 10, 2016.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.

 
Book Around The Corner

Books I read. Books I want to share with you.

lyrique.roumaine

poètes roumains des deux derniers siècles

Anthony Wilson

Poetry, Education, Research

Messenger's Booker (and more)

What started as a blog looking at Booker Prize Shortlisted novels since 1969, has morphed into a search for the best writing from the whole planet. Books listed for Awards of various descriptions a forte but not a prerequisite.

Lisez Voir !

- Des livres à votre vue -

Reading in Translation

Translations reviewed by translators

Diabolus In Musica

Lossless Classical Resources

Ricardo Blanco's Blog

Citizen of Nowhere

Digo.palabra.txt

Literatura para generaciones pixeladas

AFROpoésie

Le site des poésies africaines

La Labyrinthèque

Histoire de l'art jouissive & enchantements littéraires

Je pleure sans raison que je pourrais vous dire

« Je pleure sans raison que je pourrais vous dire, c'est comme une peine qui me traverse, il faut bien que quelqu'un pleure, c'est comme si c'était moi. » M. D.

verseando

algunos poemas y otros textos

Traversées, revue littéraire

Poésies, études, nouvelles, chroniques

%d blogueurs aiment cette page :