Bernard Mazo – Déchirure (2011)

Bernard MazoSi tout se délite
par l’aveuglement des hommes
combien serons-nous à la fin

Sur cette terre démembrée
fissurée saccagée

Combien serons-nous à survivre
à l’éclat soudain meurtrier du soleil

***

Bernard Mazo (1939-2012)Dans l’insomnie de la mémoire (2011)

Publicités

~ par schabrieres sur février 24, 2016.

Une Réponse to “Bernard Mazo – Déchirure (2011)”

  1. Je serai jardinier

    Je serai jardinier : des arbres à cultiver,

    au lever du soleil moi aussi me lever,

    n´avoir rien pour m´inquiéter AttilaJozsef

    sinon la fleur que j´ai plantée.

    

    Chacune des fleurs que j´ai plantées

    au rang des fleurs sera ma préférée,

    même l´ortie, à la bonne heure,

    tant elle sera vraie, ma fleur.

    Pipe à la bouche, buveur de lait,

    à bonne renommée je veillerai de près,

    Le danger ne m´atteint plus guère,

    je me suis mis moi-même en terre.

    Il le faut vraiment, oui, vraiment,

    et au levant et au couchant,

    – quand le monde sera décombres,

    qu´il y ait une fleur sur sa tombe.

    Attila Joszef

    Ni père, ni mère (Ed. Sillage)

     Traduit par Guillaume Métayer

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
Manolis

Greek Canadian Author

Littérature portes ouvertes

Littérature contemporaine, poésie française, recherche littéraire...

The Manchester Review

The Manchester Review

poésie : traduction : critique

L'atelier en ligne de Pierre Vinclair

fragm

secousse sismique travaillant l’épaisseur d’une lentille de cristal, cette fin du monde de poche s’exprimait tout entière dans la syllabe fragm, identique de “diaphragme” à “fragment”, comme une paillette pierreuse qu’on retrouve pareille à elle-même dans des roches de structures diverses mais dont les éléments principaux, de l’une à l’autre, demeurent constants (Michel Leiris)

Outlaw Poetry

Even when Death inhabits a poem, he does not own it. He is a squatter. In fact, Death owns nothing. - Todd Moore

Locus Solus: The New York School of Poets

News, links, resources, and commentary on poets and artists of the New York School

Encres désancrées --- Carla Lucarelli

Carnets décousus, Ecriture, Lectures, humeurs, élucubrations, travaux en cours, Images aimées, prises, empruntées

Bonheur des yeux et du palais

sur le fil des jours

Bareknuckle Poet

Journal of Letters

Vallejo & Co.

literatura y más

%d blogueurs aiment cette page :