Francis Giauque – Quand je mourrai…

Francis Giauquequand je mourrai
demain s’il se peut
enterrez-moi
dans une terre humide
et lourde de chaleur
que la voûte de planche
étoile mon sommeil
que personne ne pleure
moi qui ne sus pas vivre
je pourrai enfin m’élever
dans la nuit au son clair

***

Francis Giauque (Prêles, Suisse 1934-1965)31 mars 1965

~ par schabrieres sur mars 9, 2016.

11 Réponses to “Francis Giauque – Quand je mourrai…”

  1. MERVEILLEUX ! MERVEILLEUX !

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  2. A reblogué ceci sur Comme un cheveu et a ajouté:
    MERVEILLEUX ! MERVEILLEUX !

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  3. J’ose l’affirmer, Francis GIAUQUE un des plus grands poète mort.

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  4. Trouvé ces textes qui m’évoque ceux de cet auteur.

    Le mouvement perpétuel

    Le désespoir même s’est lassé désormais
    de rejouer la partie que je perds toujours
    Où il m’attend sans surprise
    embusqué au bord du chemin
    pour offrir un moment sa compagnie glacée
    et s’éloigne
    laissant entre nous la distance de son ombre
    qui porte encore mes pas jusqu’au grand vide
    dans l’abîme des rêves sans lumière
    que n’éloigne plus le signe précaire de l’Aube
    tremblant au fond du chemin.

    L’arpège lointain

    Au loin, l’arpège s’amenuise
    et va se taire
    derrière la fenêtre sans pitié
    que la nuit referme
    au bord du vide glacé de mon âme
    que tu jettes à la rue.

    Delphine Popovic, L’ouverture du Miroir et autres poèmes

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  5. Merci beaucoup Vincent, je ne connaissais pas cet auteur. Magnifique poésie

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  6. Merci pour les liens.
    « au bord du vide glacé de mon âme
    que tu jettes à la rue. »
    Poignant!

    J’ai passé l’après.midi à lire Antonin Artaud.

    « Quoiqu’il en soit, je ne puis plus compter sur toi dans ma détresse, puisque tu refuses de te préoccuper de la partie la plus atteinte en moi : mon âme. Première lettre de ménage.

    « ……que tout ce que je te dis n’a rien à voir avec la puissante tendresse, l’indéracinable sentiment d’amour que j’ai et que j’aurai inaliénablement pour toi, mais ce sentiment n’a rien à voir avec le courant ordinaire de la vie. »
    Deuxième lettre de ménage.
    ( Antonin Artaud )
    Oeuvres complètes 1

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