Ramón Sampedro – Il suffit d’un instant (Basta un instante)

Ramón SampedroIl suffit d’un instant
pour savoir où se trouve l’être humain :

là où il y a de la tendresse
pour qui est affaibli.

Où il y a, pour qui a froid, un acte de chaleur.
Où il y a, pour la vie, un respect absolu.

Là où un être vit l’humiliation
d’un semblable comme sa propre humiliation.

Là où l’humour ne se confond pas avec la moquerie,
ni l’hypocrisie avec l’amour.

Il suffit d’un instant pour comprendre la douleur.

*

Basta un instante
para saber dónde hay un ser humano :

Allí donde haya ternura
para una debilidad.

Donde haya, para un frío, un acto de calor.
Donde Haya por la vida, absoluto respeto.

Allí donde haya un ser que siente la humillación
de un semejante comme su propia humillación.

Allí donde no se confunda humor con burla
ni hipocresía con amor.

Basta un instante para entender el dolor.

***

Ramón Sampedro (Porto do Son, Espagne 1943-1998)Quand je tomberai (Cuando yo caiga , 1998) – Traduit par Jean-Marc Undriener

Publicités

~ par schabrieres sur avril 7, 2016.

Une Réponse to “Ramón Sampedro – Il suffit d’un instant (Basta un instante)”

  1. Grandiose

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
Littérature portes ouvertes

Littérature contemporaine, poésie française, recherche littéraire...

The Manchester Review

The Manchester Review

Les Exercices

poésie / traduction / critique \\ par Pierre Vinclair

fragm

secousse sismique travaillant l’épaisseur d’une lentille de cristal, cette fin du monde de poche s’exprimait tout entière dans la syllabe fragm, identique de “diaphragme” à “fragment”, comme une paillette pierreuse qu’on retrouve pareille à elle-même dans des roches de structures diverses mais dont les éléments principaux, de l’une à l’autre, demeurent constants (Michel Leiris)

Outlaw Poetry

Even when Death inhabits a poem, he does not own it. He is a squatter. In fact, Death owns nothing. - Todd Moore

Locus Solus: The New York School of Poets

News, links, resources, and commentary on poets and artists of the New York School

Encres désancrées --- Carla Lucarelli

Carnets décousus, Ecriture, Lectures, humeurs, élucubrations, travaux en cours, Images aimées, prises ou empruntées

Bonheur des yeux et du palais

sur le fil des jours

Bareknuckle Poet

Journal of Letters

Vallejo & Co.

literatura y más

Revista Conexos

Una revista de arte y literatura, sin fronteras generacionales ni geográficas

Laurent DOMERGUE

Sculpture sur bois

Words for the Year

"you are not alone," the poem said, in the dark tunnel. ~Louise Glück

%d blogueurs aiment cette page :