Armand Robin – Notre vie

Armand RobinLe délai pour être un homme
Est toujours prolongé plus loin qu’on ne pensait.

Je tends en fou le bol des fontaines
Où tombent le temps, le ciel, la plaine.
Qu’ils tombent, moins lourds qu’un pleur,
Que n’y tombent ni songes, ni peines !

Quand la brume passe en croupe au corps d’un cheval blanc,
Le soleil étonné grandit.

***

Armand Robin (1912-1961)Ma vie sans moi

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~ par schabrieres sur mai 12, 2016.

Une Réponse to “Armand Robin – Notre vie”

  1. Texte magnifique

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