Roberto Juarroz – Si quelqu’un… (1963)

Roberto JuarrozSi quelqu’un,
tombant de soi-même en soi-même,
s’agrippe pour se soutenir de soi,
et trouve entre lui et lui,
une porte qui mène autre part,
bienheureux de lui et de lui,
car il a trouvé son brouillon le plus ancien,
la première copie.

*

Si alguien,
cayendo de sí mismo en sí mismo,
manotea para sostenerse de sí
y encuentra entre él y él
una puerta que lleva a otra parte,
feliz de él y de él,
pues ha encontrado su borrador más antiguo,
la primera copia.

*

If someone,
falling from himself into himself,
wings his hands in order to sustain himself
and discovers between himself and himself
a door that opens to another place,
happy in himself and of himself,
then he has found his oldest rough draft,
the first copy.

***

Roberto Juarroz (Coronel Dorrego, Argentine 1925-1995)Deuxième poésie verticale (Segunda poesía vertical, 1963) – Translated by Mary Crow

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~ par schabrieres sur juillet 19, 2016.

2 Réponses to “Roberto Juarroz – Si quelqu’un… (1963)”

  1. Are there words worthy of these words…??? If there are… I either cannot speak them… I swallowed them… or I never knew them… yet somehow I became them… Exquisite … Thank you for sharing as always Stephane… Thank you!!!

    Aimé par 1 personne

  2. You’re welcome, dear reader. I agree with you, this poem by Juarroz is beautiful and left me breathless.

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