Michel Bourçon – Tant de cris… (2014)

Peinture de Jean Rustintant de cris
dans nos têtes
étouffés dans le noir

la nuit dévore
nos yeux grand ouverts

la nuit tombe encore
sur le même monde
la peur d’être là.

***

Michel Bourçon (né en 1963 à Nevers)Les rues pluvieuses n’iront pas au ciel (2014)

~ par schabrieres sur octobre 29, 2016.

2 Réponses to “Michel Bourçon – Tant de cris… (2014)”

  1. […] été captivé par le tableau qui accompagne la poésie publiée ce jour sur le blog Beauty Will Save The World.  En fait la première chose que m’a évoqué la peinture c’est une personne […]

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  2. J’ai été captivé par ce tableau qui accompagne cette poesie. En fait la première chose que m’a évoqué la peinture c’est une personne handicapée mentale par les traits du visage. Il est, comme on dit scientifiquement, « dysmorphique ». Je me suis dit également que ce visage exprimait de la tristesse et que ça lui donnait de l’humanité. Je l’ai trouvé plaisant ce tableau malgré l’atmosphère sombre ( c’est le cas de le dire !) à laquelle il renvoyait. Il est de Jean Rustin, un peintre qui m’était jusqu’alors inconnu. Outre sa biographie sur Wikipédia, j’ai visionné un très beau reportage sur lui (Sa personnalité est pour beaucoup dans la beauté du reportage, c’est un être très doux).

    J’y ai appris entre autre qu’il aimait Charles Baudelaire et j’ai compris pourquoi quand en conclusion du reportage, son réalisateur cite des extraits d’un projet de préface des Fleurs du mal par Baudelaire lui-même ;

    « C’est un des privilèges prodigieux de l’ Art que l’ horrible, artistement exprimé, devienne beauté, et que la douleur rythmée et cadencée remplisse l’ esprit d’ une joie calme. –  »

    « Des poètes illustres s’étaient partagé depuis longtemps les provinces les plus fleuries du domaine poétique. Il m’a paru plaisant, et d’autant plus agréable que la tâche était plus difficile, d’extraire la beauté du Mal. Ce livre, essentiellement inutile et absolument innocent, n’a pas été fait dans un autre but que de me divertir et d’exercer mon goût passionné de l’obstacle. »

    Ça me fait fair penser à une citation de Camus qu’une lectrice attentionnée a laissée sur mon blog ;

    « La grandeur de l’homme réside dans sa décision d’être plus fort que sa condition. »

    Jean Rustin dit qu’il ne peint pas des malades mentaux, que la psychiatrie l’intéresse beaucoup mais que les personnages qu’il peint, c’est nous.

    Nous serions misérable, souffrant, quelque chose nous ferait obstacle, et nous aurions à dépasser notre condition, à « extraire la beauté du mal », voilà qui définit bien, je trouve, l’acte créateur et plus généralement donne un sens de notre vie.

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