Jean-Louis Rambour – Hommes femmes parlant leurs langages de gestes… (2016)

Jean-Louis Rambour - Huile sur toile de Jean-François DanquinHommes femmes parlant leurs langages de gestes
Meuvent leur corps autour des trous meuvent leur corps
Milliard de trous n’est-ce pas comme autant de vifs
Pour les restes morts de ceux qui en ont fini
Meuvent leurs bras ce sont sémaphores côtiers
Leurs bras pour vérifier la présence de l’air
Qu’ingère leur gorge qu’ingèrent les ventres
L’air et ses idées ses vagues philosophies
L’air ses religions ses dieux à barbe à couronne
Tandis qu’aux déchets mis en terre comme insectes
Écrasés du pied il ne vient plus le réflexe
De conjuguer le verbe agiter l’éventail
Sous les fortes chaleurs appeler de leur nom
Ceux qui jadis parlaient au-dessus de leur sexe.

***

Jean-Louis Rambour (né en 1952 à Amiens)L’éphémère capture (2016) – Editions Éranthis

Publicités

~ par schabrieres sur octobre 31, 2016.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
Littérature portes ouvertes

Littérature contemporaine, poésie française, recherche littéraire...

The Manchester Review

The Manchester Review

poésie : traduction : critique

L'atelier en ligne de Pierre Vinclair

fragm

secousse sismique travaillant l’épaisseur d’une lentille de cristal, cette fin du monde de poche s’exprimait tout entière dans la syllabe fragm, identique de “diaphragme” à “fragment”, comme une paillette pierreuse qu’on retrouve pareille à elle-même dans des roches de structures diverses mais dont les éléments principaux, de l’une à l’autre, demeurent constants (Michel Leiris)

Outlaw Poetry

Even when Death inhabits a poem, he does not own it. He is a squatter. In fact, Death owns nothing. - Todd Moore

Locus Solus: The New York School of Poets

News, links, resources, and commentary on poets and artists of the New York School

Encres désancrées --- Carla Lucarelli

Carnets décousus, Ecriture, Lectures, humeurs, élucubrations, travaux en cours, Images aimées, prises, empruntées

Bonheur des yeux et du palais

sur le fil des jours

Bareknuckle Poet

Journal of Letters

Vallejo & Co.

literatura y más

Revista Conexos

Una revista de arte y literatura, sin fronteras generacionales ni geográficas

%d blogueurs aiment cette page :