Leopoldo María Panero – Ah le poème, fleur du néant…

Leopoldo María PaneroAh le poème, fleur du néant
fleur qui insulte les hommes
et s’agenouille devant l’arbre de la forêt
devant l’arbre du pendu
où les enfants égarés crient et pleurent
après la mort du pays de Jamais-Plus
pendant que le bateau
loin d’Icare et de Jésus-Christ
poursuit sa route vers le néant.

*

Ah el poema, flor de la nada
flor que insulta a los hombres
y se arrodilla ante el árbol del bosque
ante el árbol del ahorcado
donde los niños extraviados gritan y lloran
por la muerte del país de Nunca-Jamás
mientras el barco
lejos de Ícaro y de Jesucristo
sigue su rumbo hacia la nada.

***

Leopoldo María Panero (Madrid, Espagne 1948-2014)Teoría del miedo (Igitur, 2000)

~ par schabrieres sur décembre 2, 2016.

2 Réponses to “Leopoldo María Panero – Ah le poème, fleur du néant…”

  1. ce poème est une merveille absolue
    et tu me fais découvrir, encore une fois, un poète que je ne connaissais pas
    merci pour le magnifique & généreux boulot que tu fais au service de la poésie
    je ne connais qu’un seul site qu’on puisse comparer au tien: celui de Mririam Tessore (alias Emma Gunst) à Cordoba en Argentine
    à vous deux, vous méritez la Médaille d’Or de la Poésie

    Aimé par 3 people

    • Merci beaucoup Lambert. Je trouve également que ce poème est une pure merveille. Panero est l’un des meilleurs poètes espagnols, souvent comparé à Artaud.
      On peut le voir et l’entendre dans cette vidéo :

      Aimé par 2 people

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