Gérard Bayo – Une heure en paradis

Quand on est vivant

on s’éveille
la nuit, on reste
les yeux ouverts : sans rien
à décrire
rien à vouloir décrire
au bord du visage

heures de longues randonnées
dans des sentiers
inextricablement familiers

parmi tout
le délaissé, les yeux ouverts

comme
d’un mort
et les ruisseaux de safran
derrière le mur éclairent
daignent de nouveau éclairer
les dédales
de la banlieue.

***

Gérard Bayo (né en 1936 à Bordeaux)Déjà l’aube d’un été (Editions Saint-Germain-des-Prés, 1984)

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~ par schabrieres sur septembre 10, 2017.

Une Réponse to “Gérard Bayo – Une heure en paradis”

  1. Je n’aurai plus jamais l’insomnie si triste.

    Aimé par 1 personne

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