James Joyce – Tutto è sciolto

Ciel sans aucun oiseau, soir marin, astre allant
Percer l’ouest seul au ciel,
Et toi qui, coeur naïf, le temps vague et distant
De l’amour te rappelles.

Le regard doux d’yeux vifs, clairs, le front innocent,
Les cheveux parfumés
Tombant comme à travers le silence à présent
Tombe l’obscurité.

Pourquoi, te rappelant ces rougissants
Appas frais, tu te plains,
Lorsque l’amour qu’elle donnait en soupirant
Etait bien tout sauf tien ?

*

A birdless heaven, seadusk, one lone star
Piercing the west,
As thou, fond heart, love’s time, so faint, so far,
Rememberest.

The clear young eyes’ soft look, the candid brow,
The fragrant hair,
Falling as through the silence falleth now
Dusk of the air.

Why then, remembering those shy
Sweet lures, repine
When the dear love she yielded with a sigh
Was all but thine?

Trieste 1914.

***

James Joyce (1882-1941)Pomes Penyeaych (1927) – Chamber Music suivi de Pomes Penyeaych (Orphée/La Différence, 2017) – Traduit de l’anglais par Pierre Troullier

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~ par schabrieres sur octobre 26, 2017.

2 Réponses to “James Joyce – Tutto è sciolto”

  1. Quelle émotion ! Merci pour le partage 🙂

    Aimé par 1 personne

  2. Joyce, such a remarkable man
    !

    Aimé par 1 personne

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