Arthur Rimbaud – Faim

Arthur RimbaudSi j’ai du goût, ce n’est guère
Que pour la terre et les pierres.
Je déjeune toujours d’air,
De roc, de charbons, de fer.

Mes faims, tournez. Paissez, faims,
Le pré des sons.
Attirez le gai venin
Des liserons.

Mangez les cailloux qu’on brise,
Les vieilles pierres d’églises ;
Les galets des vieux déluges,
Pains semés dans les vallées grises.

*

Hunger

If I’ve any taste, it’s for barely
Anything but stone and slurry.
I breakfast ever on air,
Coal, iron and the rockery.

My hungers, turn. Hungers, browse
The field of sound.
Suck the gaudy venom
From the weedy ground.

Eat what’s broken, pebbly,
That old religious debris;
Rocks from a past deluge,
Loaves sown in grey valleys.

***

Arthur Rimbaud (1854-1891)Une saison en enfer (1873) – Arthur Rimbaud: Selected Works in Translation (2016) – Translated by A. S. Kline.

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~ par schabrieres sur décembre 13, 2017.

18 Réponses to “Arthur Rimbaud – Faim”

  1. Même en supposant que c’est une authentique photo de lui, ce n’est pas celle du merveilleux et génial adolescent qui écrivit les poèmes!

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    • Le génie de Rimbaud est bien authentique, lui.

      J'aime

      • Nous sommes bien d’accord… Je voulais seulement dire que cette photo est difficilement identifiable au génial adolescent. C’est (peut-être) celle d’un Rimbaud ayant renoncé à la poésie : respectons son choix et cessons de le «claudéliser”.

        Aimé par 1 personne

        • Pourquoi « Claudéliser » ? Je ne vois pas le lien entre Claudel et cette photo mais j’en vois un avec la bouffée de mysticisme qu’il a eu au moment de son agonie si on en croit sa frangine Isabelle ?

          https://misquette.wordpress.com/2015/03/22/le-ciel-dans-les-yeux/

          Aimé par 1 personne

          • J’ai dit « claudéliser » au sens où l’entendaient les surréalistes, c’est-à-dire d’une récupération du Rimbaud qui avait renoncé à la poésie, pour en faire, comme par exemple Claudel un « mystique à l’état sauvage”, voire un converti sur son lit de mort… Le témoignage d’Isabelle n’est absolument pas fiable, et comme le rappelle Sollers “Rimbaud est parti en 1893 sans prendre la peine ni de s’expliquer ni de s’excuser”.

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            • J’ai entendu parler de cette polémique. Elle laisse à penser que le monde est diviser en deux, les surréalistes d’un côté, athées par nature et les croyants. Avoir Rimbaud de son côté serait un gage de crédibilité et cela parce que Rimbaud à ecrit est beau et que la vérité serait de ce côté, du côté du beau. C’est à mon sens une hérésie (si je peux me permettre) de voir les choses ainsi. La preuve en est qu’il est difficile de contester que les religions ont inspiré aux créateurs dès oeuvres magnifiques et qu’on en trouve aussi faites pas des artistes qui ne croient pas.

              Qu’est ce qui te fait dire que le témoignage d’Isabelle n’est pas fiable ?

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              • Je ne vois pas ce que l’opposition athées/croyants viendrait faire ici (je suis moi-même calviniste, et alors?). Ce n’est pas ce qui intéressait les surréalistes, pas plus que les catégories du « vrai » et du « beau », vieilleries déjà évacuées par Lautréamont, Rimbaud, Mallarmé et quelques autres… Ce que j’ai voulu dire, c’est que personnelement ne m’intéresse que le Rimbaud qui écrivit les merveilleux poèmes en vers et en prose, et non pas celui qui renonça à la poésie, l’aventurier, le traficant d’armes, etc. D’où mon rejet personnel (j’insiste : je ne parle que pour moi !) de ladite photo, auhentique ou pas. Quant à Isabelle, je me fie comme toujours à l’intuition des poètes, tel Benjamin Fondane : « La soeur et la mère nous offrent un joli exemple de détrousseurs de morts », ayant tenté de « réhabiliter » leur fils et frère « au nom de la morale bourgeoise »… Et Claudel, écrit-il, « se penche sur Rimbaud pour recueillir les moindres miettes d’une foi obscure et sacrilège ». Puisque nous sommes le 1er janvier, je souhaite une excellente année au délicieux site de Stéphane Schabrières, ainsi qu’à Vincent. Rendez-vous éternel en « Rimbaldie ».

                Aimé par 1 personne

                • Merci de me répondre si précisément. À mon tour je te souhaite ainsi qu’aux lecteur et à l’auteur de ce blog une excellente année. Ton commentaire appelle chez moi quelques lectures avant de te répondre à mon tour. À très bientôt.

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  2. Je poursuis notre échange sur Rimbaud. En fait, je n’ai pas été lire ce que disait Claudel de Rimbaud comme j’avais pensé le faire initialement dans le but d’avancer dans notre discussion. Je suis par contre tombé par hasard sur un texte qui abordait cette question qui nous préoccupe et qui a préoccupé beaucoup de gens avant nous (je pense à René Char qui y consacre un poème) et qui en préoccupera sans doute après, à savoir l’explication de sa rupture avec la poésie, en tant qu’auteur en tout cas, quoiqu’il semble au regard de ses correspondances qu’il n’en a pas non plus lu, mais je l’ai laissé tombé aussi. Il semble s’être désintéressé complètement de la littérature. Je crois que tu connais mieux que moi sa vie, n’hésite pas à me contredire si besoin. Je vais te donner mon point de vue maintenant.
    Je crois que quoi que l’on fasse dans la vie, on le fait pour éprouver le plus grand bonheur possible, c’est ce que Freud appelait « Le principe de plaisir ». Il a mis un bémol à ce postulat en évoquant certains comportements pathologiques qui seraient dictés par le besoin de maîtriser une émotion traumatique. Il en parle dans son livre au titre très parlant « Au-delà du principe de plaisir ». Remarque que même dans ce cas, on peut considérer que le but de ces comportements est de souffrir le moins possible même si ils sont pathogènes, parmi eux il y a par exemple les tics, les bégaiements, les obsessions diverses, etc… A partir de ce postulat, on peut considérer que quand on écrit des poèmes, c’est pour sortir de l’enfer comme l’évoque Antonin Artaud. Je ne sais pas si tu connais la citation, elle ressemble à ça, « Nul n’a jamais peint, sculpté… que pour sortir de l’enfer ». Le problème, mais en fait ça n’en est pas un, au contraire, c’est que si Artaud limite l’acte créateur à l’art, on peut créer sans toucher de pinceaux ou de crayons ou de guitares, la liste est très longue, créer ne se limite pas à l’art. On peut créer un enfant et toutes sortent d’autres choses, comme des entreprises par exemple, qui peuvent être spécialisées dans la vente de recueils de poésie ou en armement et rien empêche de faire toutes ces activités à la fois, il doit bien exister des vendeurs d’armes qui écrivent des poèmes et font des enfants et pourquoi pas ont une maison d’édition, Dassault a fait au moins trois de ces activités sur quatre et je ne serais pas étonné qu’étant aussi dans la presse il touche aussi à l’édition d’ouvre littéraire, on doit bien parler de poésie dans le Figaro Madame ! On croirait que Breton, quand il « reproche » à Rimbaud de s’être désintéressé de la poésie, place la poésie au-dessus de tout. Ecrire des poèmes serait l’activité suprême. Or, je ne fais pas cette hiérarchie, même si j’écris et lis beaucoup de poésie, je fais ça sans doute dans le même état d’esprit que Rimbaud, pour tuer le temps. Rimbaud se foutait pas mal de sa notoriété, de son statut de poète, il voulait juste ne pas souffrir. Il s’est avéré qu’à un moment, sa manière d’être au monde a évoluée et qu’il a eu envie de faire autre chose. Il a eu envie de voir du pays, de faire du commerce, etc… Il y en a d’autres qui changent d’activité, et qui plus est à l’âge qu’il avait quand il l’a fait. Je crois qu’un temps il voulait être militaire avant de partir faire du commerce en Afrique. En fait, ce qui chagrine certaines personnes, dont Breton, dans le fait que Rimbaud ai délaissé la poésie c’est que ce faisant, il l’a remettait au même niveau que les autres activités qu’il a fait par la suite et que leur égo du coup en souffre. Rimbaud n’était pas un pÔète mais un poète et c’est pour cela que ses textes sont si beaux et survivent au temps. Il s’en ai d’ailleurs beaucoup gaussé des pÔétes. Ils sont nombreux, on les trouve dans les lieux autorisés comme on dit, dans les maisons de la poésie par exemple. Maison de la poésie… comme si la poésie avait une maison, comme si elle était cloisonnée… Ils font beaucoup de mal à la poésie. Ce sont les mêmes qui considèrent le Rap comme une culture de dégénérées, ou alors ils en sortent un ou deux du lot pour pas paraître trop sectaire, comme MC Solar, pourtant c’est sans doute l’une des expressions poétiques les plus forte actuellement. Je travaille avec des adolescents et il me font découvrir ce qu’ils écoutent et je peux te dire qu’une fois qu’on a fait abstraction des voix presque inaudibles et aussi de la musique parfois, quand on se concentre sur le texte et bien c’est de la poésie telle que Rimbaud en écrivait, c’est-à-dire une parole qui vient des tripes, une parole vraie. Ce qui renforce cette impression c’est que non seulement ça parle à ceux qui vivent des choses similaires mais aussi et surtout que ça les faits parler, ça leur donne envie d’écrire aussi et eux ne se trompent pas, aucune préciosité dans leur texte, ils mettent des mots sur ce qu’ils ressentent.

    Quand au fait que tu te dises te fier à l’instinct des poètes pour dire qu’ Isabelle Rimbaud à raconté des cracs, alors pourquoi ne te fies-tu pas à Claudel qui en tant que poète n’était pas le dernier ?

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    • Le silence de Rimbaud, c’est encore du Rimbaud.

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    • Et le silence des agneaux, c’est pas du Rimbaud… Bonjour La Palisse !

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    • Je vois que notre échange sur le blog de Stéphane commence à se jeter dans les fleuves engendrés, depuis plus d’un siècle, par le « silence » de Rimbaud, tant chez des poètes que des professeurs, essayistes, écrivains, exégètes de toutes tendances et confessions… Pour ma part, je n’ai jamais cherché à entrer dans la tête du génial adolescent, et d’ailleurs toutes les interprétations pseudofreudiennes, religieuses, surréalistes, postmodernistes et autres n’ont rien élucidé, et pour cause. Je me contente de « prendre acte » du renoncement de Rimbaud à la poésie, et je reste avec le poète et ses poèmes, en particulier les Illuminations et la Saison qui sont à mes yeux le sommet de la poésie en langue française. Et ce que je reproche à Claudel (qui n’est en outre pas ma tasse de thé), c’est d’avoir profité des souffrances d’un malheureux sur son lit d’hôpital pour déclarer urbi et orbi que l’auteur du Bateau ivre et des Illuminations s’était « converti au catholicisme » ! Pour le reste, tu auras compris que Rimbaud est pour moi un absolu, tel qu’il n’en existe que quelques-uns par siècle, et tout à fait unique et exceptionnel si l’on considère son âge. La poésie n’était évidemment pas pour lui un passe-temps (comme pour nous autres, moi aussi je gribouille parfois des vers), mais la seule « vraie vie », une « recherche de l’inconnu » par le « dérèglement de tous les sens », par « toutes les formes d’amour, de souffrance, de folie », comme il l’écrivait à Demeny (à 16 ans !!). Lorsque le « voleur de feu » se retrouva sur la cime prométhéenne, il ne lui restait qu’à se jeter dans le vide ou à redescendre dans la plaine : là, plus question de poésie, évidemment. Et non, bien sûr, un marchand d’armes ou d’esclaves ne peut pas être poète. Pas plus qu’un proxénète ou un dictateur. Staline et Mao écrivaient des « vers », mais à qui viendrait-il l’idée de les tenir pour des poètes ?! Et de voir Dassault, ce marchand de guerre, acheteur de votes, etc., être associé à Rimbaud, cela m’a donné un frisson d’horreur, je l’avoue. Pour finir sur une note ensoleillée : bravo, Vincent, pour ton travail avec les adolescents, et bonne continuation.

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  3. Bonjour Janis,

    Merci de tes mots. J’ai découvert Rimbaud sur le tard. Il y a environ cinq ou six ans. Biensûr, j’en avais entendu parlé avant mais je ne l’avais pas lu. On ne m’a jamais fais apprendre la moindre poésie de lui à l’école et je ne crois pas qu’il était au programme quand j’ai passé le bac. Je me souviens de Baudelaire par contre et à l’examen j’ai commenté un texte de René Char. C’était il y a plus de trente ans. Je suis « entré en poésie » il y a peu de temps donc, à un âge où Rimbaud n’était plus puisqu’il est mort à 37 ans. J’ai repensé à notre discussion l’autre jour en écoutant une émission de radio consacrée à Georges Perros, magnifique émission, magnifique poète et voilà ce qu’il a écrit au son sujet et au sujet d’autres poètes comme Baudelaire, « … une ligne écrite par eux pouvait ouvrir une veine neuve dans l’horreur du tunnel et labyrinthe. » C’est une citation tirée de la parution des oeuvres presque complètes chez Gallimard.

    https://www.franceculture.fr/emissions/poesie-et-ainsi-de-suite/dans-les-pas-de-georges-perros

    J’aime beaucoup cet auteur. Stéphane en publie des poèmes parfois. C’est chez ici que je l’ai découvert, comme beaucoup de poètes d’ailleurs. Voilà une autre citation de que j’ai trouvé dans un reportage qui lui ai consacré et que l’on trouve sur You Tube,

    « Ce qui m’intéresse dans l’écriture c’est de me laisser dans l’abandon total et si il arrive quelque chose, je le note. Alors j’ai un petit carnet mais je n’écris pas, c’est un pense-bête, j’écris pour me rappeler ce que j’ai à écrire, et mon travail c’est ça, mon travail c’est de ne pas avoir à travailler mais d’être tout à coup surpris par quelque chose qui se pose sur moi comme un oiseau se pose sur l’épaule. »

    J’aime beaucoup cette dernière image. Un oiseau c’est léger, ça vole, c’est libre et l’épaule est un endroit intime de l’individu. Quand on veut consoler quelqu’un, se montrer proche de lui, il arrive qu’on lui mette la main sur l’épaule. Ce texte n’est pas sans rappeler les mots de Rimbaud que tu cites, « une recherche vers l’inconnu ».

    Tu me dis que la poésie n’était pas un passe-temps pour lui, ça dépend ce qu’on entend pas « temps », si le temps c’est « le tunnel, le labyrinthe » de Perros ou « L’enfer » d’Artaud, alors oui, c’est un passe-temps. Je ne veux pas aller plus loin sur la question du temps, enfin si, qui dit temps dit mort et je crois que c’est ce que nous fuyons même dans le suicide qui n’est rien d’autre qu’une tentative de fuir la mort que l’on trouve parfois dans la vie. La poésie est une autre alternative. Sur ce blog les poèmes sont inscrits en blanc sur du noir, ça n’est peut-être pas pour rien en tous les cas ça leur va très bien.

    a

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  4. Je continue, j’ai fait une fausse manoeuvre. J’espère que tu n’es pas trop horrifiée quand même par cette référence à Dassault, mais force est de constater que l’un comme l’autre ont vendu des armes. D’ailleurs, notre discussion à ce sujet m’a inspiré un Tanka que j’ai appelé Apocalypse ;

    Si Rimbaud avait
    été aussi bon marchand
    d’armes que poète,

    nous ne serions pas là pour
    nous délecter de son oeuvre.

    J’ai découvert Rimbaud tardivement mais par contre ce fut une rencontre intense. J’ai appris plusieurs de ses poèmes par coeur, dans le seul but de les avoir à ma disposition quand je voulais, où je voulais. Quand je m’ennuie dans une réunion par exemple ou au volant de ma voiture ou lorsque je dois affronter une situation douloureuse, je me remémore ces vers. J’ai fais la même chose avec d’autres poètes. J’ai comme ça un stock de brise-peine à ma disposition. Je n’en apprends plus, j’ai encore par contre des poèmes dans mes poches et toujours un livre de poésie dans mon sac, actuellement et ça fait longtemps maintenant c’est René Char (le revoilà !), Fureur et mystère, ce qui fait de ce sac une tousse de secours, là c’est un Haïku ;

    Dans  un sac à dos
    Un recueil de poésie
    Trousse de secours

    Tu évoques Rimbaud et c’est bien normal, il est question de lui ici, mais es-tu mono-Rimbaud-maniaque ou as-tu d’autres poètes qui ont tes faveurs Joplin ? 😉

    Aimé par 1 personne

  5. J’ai découvert Rimbaud en cinquième de lycée, d’abord les poésies de 1870, puis peu à peu le reste, jusqu’à l’apothéose des Illuminations. Il ne m’a plus quitté depuis, je connais par cœur la plupart de ses poèmes et même certaines de ses lettres essentielles… Mais comme je pratique depuis mes 15 ans le commandement baudelairien de lire au moins une poésie chaque jour et que j,ai en outre la possibilité de lire parfaitement le latin, l’anglais, l’allemand et l’italien, la liste des poètes que je lis et me récite est évidemment très longue, de Catulle à Leopardi, Dickinson et Trakl, sans oublier Laforgue, Corbière, Nouveau, Ségolène, Reverdy, etc. chez les Français…

    Aimé par 2 personnes

  6. Segalen, of course, ô fichu clavier « intelligent »!

    Aimé par 2 personnes

  7. L’inconnu qui nous veut du bien*

    Rimbaud a beaucoup
    voyagé après avoir
    été un poète ;

    il n’a jamais cessé d’être
    attiré par l’inconnu.

    * »Il s’agit d’arriver à l’inconnu par le dérèglement de tous les sens. »  Arthur Rimbaud, lettre à Georges Izambard du 13 mai 1871.

    Aimé par 1 personne

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