Leopoldo María Panero – Un fou frappé par la malédiction du ciel

Un fou frappé par la malédiction du ciel
chante humilié dans un coin
ses chansons parlent d’anges et de choses
qui coûtent la vie à l’œil humain
la vie pourrit à ses pieds comme une rose
il est déjà tout près de la tombe, lorsqu’une Princesse
passe à côté.

*

Un loco tocado de la maldición del cielo
canta humillado en una esquina
sus canciones hablan de ángeles y cosas
que cuestan la vida al ojo humano
la vida se pudre a sus pies como una rosa
y ya cerca de la tumba, pasa junto a él
una princesa.

*

A madman touched by the curse of the sky
sings humiliated on a corner
his songs talk of angels and things
that cost life to the human eye life
life rots at his feet like a rose
and now near the tomb, by him passes
a Princess.

***

Leopoldo María Panero (1948-2014)Poemas del manicomio de Mondragón (1987-1997) – Poèmes de l’asile de Mondragón (Fissile, 2017) – Traduit de l’espagnol par Cédric Demangeot & Victor Martinez.

Publicités

~ par schabrieres sur février 13, 2018.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
verseando

algunos poemas y otros textos

Traversées, revue littéraire

Poésies, études, nouvelles, chroniques

Le Carnet et les Instants

Revue des Lettres belges francophones

Borntobeanomad

The world is your home.

Manolis

Greek Canadian Author

Littérature portes ouvertes

Littérature contemporaine, poésie française, recherche littéraire...

The Manchester Review

The Manchester Review

poésie : traduction : critique

L'atelier en ligne de Pierre Vinclair

fragm

secousse sismique travaillant l’épaisseur d’une lentille de cristal, cette fin du monde de poche s’exprimait tout entière dans la syllabe fragm, identique de “diaphragme” à “fragment”, comme une paillette pierreuse qu’on retrouve pareille à elle-même dans des roches de structures diverses mais dont les éléments principaux, de l’une à l’autre, demeurent constants (Michel Leiris)

Outlaw Poetry

Even when Death inhabits a poem, he does not own it. He is a squatter. In fact, Death owns nothing. - Todd Moore

Locus Solus: The New York School of Poets

News, links, resources, and commentary on poets and artists of the New York School

%d blogueurs aiment cette page :