Paul Éluard – Nudité de la vérité

Je le sais bien.

Le désespoir n’a pas d’ailes,
L’amour non plus,
Pas de visage,
Ne parlent pas,
Je ne bouge pas,
Je ne les regarde pas,
Je ne leur parle pas
Mais je suis bien aussi vivant que mon amour et que mon désespoir.

*

The Nakedness Of Truth

I know it well.

Despair has no wings,
Nor has love,
No countenance:
They do not speak.
I do not stir,
I do not behold them,
I do not speak to them,
But I am as real as my love and my despair.

1924

***

Paul Éluard (1895-1952)Mourir de ne pas mourirCapitale de la douleur (1926) (Poésie/Gallimard)Selected Poems (Calder, 1988) – Translated by Gilbert Bowen.

Publicités

~ par schabrieres sur avril 4, 2018.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.

 
Book Around The Corner

Books I read. Books I want to share with you.

lyrique.roumaine

poètes roumains des deux derniers siècles

Anthony Wilson

Poetry, Education, Research

Messenger's Booker (and more)

What started as a blog looking at Booker Prize Shortlisted novels since 1969, has morphed into a search for the best writing from the whole planet. Books listed for Awards of various descriptions a forte but not a prerequisite.

Lisez Voir !

- Des livres à votre vue -

Reading in Translation

Translations reviewed by translators

Diabolus In Musica

Lossless Classical Resources

Ricardo Blanco's Blog

Citizen of Nowhere

Digo.palabra.txt

Literatura para generaciones pixeladas

AFROpoésie

Le site des poésies africaines

La Labyrinthèque

Histoire de l'art jouissive & enchantements littéraires

Je pleure sans raison que je pourrais vous dire

« Je pleure sans raison que je pourrais vous dire, c'est comme une peine qui me traverse, il faut bien que quelqu'un pleure, c'est comme si c'était moi. » M. D.

verseando

algunos poemas y otros textos

Traversées, revue littéraire

Poésies, études, nouvelles, chroniques

%d blogueurs aiment cette page :