Olga Orozco – Avec cette bouche, ici-bas

•septembre 12, 2019 • Laisser un commentaire

Jamais je ne prononcerai ton nom, verbe sacré,
même si je teignais mes gencives de bleu,
même si je glissais une pépite d’or sous ma langue,
même si je versais sur mon coeur un chaudron d’étoiles
et si le courant secret des grands fleuves passait sur mon front.

Peut-être auras-tu fui du côté de la nuit de l’âme,
celui qu’on ne peut pas atteindre à partir d’une lampe,
alors qu’il n’existe pas d’ombre qui guide mon vol sur le seuil
ni de mémoire qui vienne d’un autre ciel prendre chair sur cette neige dure
où seuls se gravent le frôlement de la branche et la plainte du vent.

Et nul frisson qui fasse tressaillir les pierres muettes.
Nous avons trop parlé du silence.
Nous l’avons décoré comme une vigie sur l’arc final,
comme si la splendeur gisait en lui après la chute,
le triomphe du mot, langue tranchée.

Ah ! il ne s’agit pas de la chanson ni du sanglot !
J’ai déjà dit ce qui fut aimé et perdu ;
avec chaque syllabe j’ai entravé le bon et le mauvais que je craignais le plus de perdre.
Au long du couloir monte et retentit l’obstinée mélodie ;
comme le tonnerre grondent et se propagent
quelques rares monnaies tombées des visions ou arrachées à la nuit.

Notre long combat fut aussi un combat à mort contre la mort, poésie.
Nous avons gagné. Nous avons perdu.
Car, comment nommer avec cette bouche ?
Comment nommer ici-bas avec cette seule bouche ici-bas avec cette seule bouche ?

*

Con esta boca, en este mundo

No te pronunciaré jamás, verbo sagrado,
aunque me tiña las encías de color azul,
aunque ponga debajo de mi lengua una pepita de oro,
aunque derrame sobre mi corazón un caldero de estrellas
y pase por mi frente la corriente secreta de los grandes ríos.

Tal vez hayas huido hacia el costado de la noche del alma,
ese al que no es posible llegar desde ninguna lámpara,
y no hay sombra que guíe mi vuelo en el umbral,
ni memoria que venga de otro cielo para encarnar en esta dura nieve
donde sólo se inscribe el roce de la rama y el quejido del viento.

Y ni un solo temblor que haga sobresaltar las mudas piedras.
Hemos hablado demasiado del silencio,
lo hemos condecorado lo mismo que a un vigía en el arco final,
como si en él yaciera el esplendor después de la caída,
el triunfo del vocablo con la lengua cortada.

¡Ah, no se trata de la canción, tampoco del sollozo!
He dicho ya lo amado y lo perdido,
trabé con cada sílaba los bienes que más temí perder.
A lo largo del corredor suena, resuena la tenaz melodía,
retumban, se propagan como el trueno
unas pocas monedas caídas de visiones o arrebatadas a la oscuridad.

Nuestro largo combate fue también un combate a muerte con la muerte, poesía.
Hemos ganado. Hemos perdido.
Porque ¿cómo nombrar con esa boca,
cómo nombrar en este mundo con esta sola boca en este mundo con esta sola boca?

***

Olga Orozco (1920-1999)Con esta boca, en este mundo (1994) – Traduit de l’espagnol (Argentine) par Claude Couffon.

Découvert ici

Olga Sedakova – Tout tout de suite

•septembre 11, 2019 • Laisser un commentaire

« Je ne donne pas comme donne le monde »
mais non :
tout, tout de suite et sans réfléchir,
sans comptes à rendre ni reconnaissance :
tout tout de suite.

Plus rapide encore que l’éclair
plus abrupt
que tout ce que vous avez pu voir, entendre, imaginer,
plus vaste que le bruit des eaux,
que la voix de mille mers,
plus fort que mort,
plus rude qu’enfer.

Tout, tout de suite.
Et pour toujours.
Et personne ne viendra nous le prendre.

*

Всё, и сразу

«Не так даю, как мир дает»,
не так:
всё, и сразу, и без размышлений,
без требований благодарности или отчета:
всё, и сразу.

Быстрей, чем падает молния,
поразительней,
чем всё, что вы видели и слышали и можете вообразить,
прекрасней шума морского,
голоса многих вод,
сильней, чем смерть,
крепче, чем ад.

Всё, и сразу.
И не кончится.
И никто не отнимет.

***

Olga Sedakova (née en 1949 à Moscou) – Всё, и сразу (Пушкинский фонд, 2009) –  Anthologie de la poésie russe contemporaine 1989-2009 (Bacchanales, N° 45, Février 2010) Traduit du russe par Hélène Henry-Safier.

Vicente Huidobro – La poésie est un attentat céleste

•septembre 10, 2019 • 4 commentaires

Moi je suis absent mais dans le fond de cette absence
Il y a l’attente de moi-même
Et cette attente est une autre sorte de présence
L’attente de mon retour
Moi je suis dans d’autres objets
Je suis en voyage donnant un peu de ma vie
À certains arbres et à certaines pierres
Qui m’ont attendu de nombreuses années

Ils se sont fatigués de m’attendre et ils se sont assis

Moi je ne suis pas et je suis
Je suis absent et je suis présent dans un état d’attente
Eux voulaient mon langage pour s’exprimer
Et moi je voulais le leur pour les exprimer
Et voilà l’équivoque l’atroce équivoque

Angoissé lamentable
J’entre plus profondément dans ces plantes
Je laisse derrière moi peu à peu mes vêtements
Peu à peu tombent mes chairs
Et mon squelette peu à peu s’habille d’écorce

Je suis en train de devenir arbre Combien de fois je me suis
transformé en d’autres choses…
C’est douloureux et plein de tendresse

Je pourrais émettre un cri mais s’effraierait la transsubstantiation
Il faut rester silencieux Attendre en silence

*

La poesía es un atentado celeste

Yo estoy ausente, pero en el fondo de esta ausencia
Hay la espera de mí mismo
Y esta espera es otro modo de presencia
La espera de mi retorno
Yo estoy en otros objetos
Ando en viaje dando un poco de mi vida
A ciertos árboles y a ciertas piedras
Que me han esperado muchos años

Se cansaron de esperarme y se sentaron

Yo no estoy y estoy
Estoy ausente y estoy presente en estado de espera
Ellos querrían mi lenguaje para expresarse
Y yo querría el de ellos para expresarlos
He aquí el equívoco, el atroz equívoco

Angustioso lamentable
Me voy adentrando en estas plantas
Voy dejando mis ropas
Se me van cayendo las carnes
Y mi esqueleto se va revistiendo de corteza

Me estoy haciendo árbol
Cuántas veces me he ido convirtiendo en otras cosas
Es doloroso y lleno de ternura

Podría dar un grito pero se espantaría la transubstanciación
Hay que guardar silencio Esperar en silencio

*

Poetry Is a Celestial Assault

I am absent but deep in this absence
There is the waiting for myself
And this waiting is another kind of presence
The waiting for my return
I am in other objects
I am off on a journey giving a little of my life
To some trees and some stones
That have awaited me for many years

They wearied of waiting for me and sat down

I am not here and I am here
I am absent and I am present in a state of expectation
They wanted my language so as to express themselves
And I wanted theirs to express them
This is the error, the terrible error

A wretched man of sorrows
I am entering these plants
Shedding my clothes
All my flesh falling away
And my skeleton is covering itself with bark

I am turning into a tree
How often have I turned into other things
It is painful and full of tenderness

I could cry out but the transubstantiation would be frightened off
One must keep silent Wait in silence

***

Vicente Huidobro (1893-1948)Últimos poemas (1948) – Traduit de l’espagnol (Chili) par Estelle Martineau – Selected Poems (Shearsman Books, 2019) – Translated by Tony Frazer.

Découvert ici

Pablo Neruda – Ode avec une lamentation

•septembre 9, 2019 • Laisser un commentaire

Ô jeune fille entre les roses, ô pression de colombes,
ô place forte de poissons et de rosiers,
ton âme est une bouteille pleine de sel assoiffé
et ta peau est une cloche pleine de raisins.

Par malheur je n’ai à te donner que des ongles
ou des cils, ou des pianos fondus,
ou des rêves qui sortent de mon cœur tumultueusement,
rêves poussiéreux qui courent comme des cavaliers noirs,
pleins de vivacités et de malheurs.

Je ne peux t’aimer qu’avec des baisers et des coquelicots,
avec des guirlandes mouillées par la pluie,
en contemplant des chevaux cendreux et des chiens jaunes.
Je ne peux t’aimer qu’avec des vagues au dos,
parmi certains coups de soufre et d’eaux recueillies,
nageant contre les cimetières qui courent dans certains fleuves
avec une herbe mouillée poussant sur les tristes tombes de plâtre,
nageant à travers des cœurs submergés
et des fiches pâles d’enfants sans sépultures.

Il y a beaucoup de mort, beaucoup d’événements funéraires
dans mes passions désemparées et dans mes baisers désolés,
il y a l’eau qui tombe dans ma tête,
pendant que mes cheveux poussent,
une eau comme le temps, une eau noire déchaînée,
avec une voix nocturne, avec un cri
d’oiseau dans la pluie, avec une interminable
ombre d’aile mouillée qui protège mes os :
tandis que je m’habille, tandis
qu’interminablement je me regarde dans les miroirs et dans les vitres,
j’entends que quelqu’un me suit m’appelant à gros sanglots
d’une triste voix pourrie par le temps.

Toi tu es debout sur la terre, pleine
de dents et d’éclairs.
Toi, tu répands les baisers et tues les fourmis.
Toi tu pleures de santé, d’oignon, d’abeille,
d’abécédaire ardent.
Toi tu es comme une épée bleue et verte
et tu ondules quand on te touche, comme un fleuve.

Viens vers mon âme vêtue de blanc, comme une branche
de roses ensanglantées et de coupes de cendres,
viens avec une pomme et un cheval,
parce qu’il y a là-bas une salle obscure et un candélabre brisé,
des chaises tordues qui attendent l’hiver,
et une colombe morte, avec un numéro.

*

Oda con un lamento

Oh niña entre las rosas, oh presión de palomas,
oh presidio de peces y rosales,
tu alma es una botella llena de sal sedienta
y una campana llena de uvas es tu piel.

Por desgracia no tengo para darte sino uñas
o pestañas, o pianos derretidos,
o sueños que salen de mi corazón a borbotones,
polvorientos sueños que corren como jinetes negros,
sueños llenos de velocidades y desgracias.

Sólo puedo quererte con besos y amapolas,
con guirnaldas mojadas por la lluvia,
mirando cenicientos caballos y perros amarillos.
Sólo puedo quererte con olas a la espalda,
entre vagos golpes de azufre y aguas ensimismadas,
nadando en contra de los cementerios que corren en ciertos ríos
con pasto mojado creciendo sobre las tristes tumbas de yeso,
nadando a través de corazones sumergidos
y pálidas planillas de niños insepultos.

Hay mucha muerte, muchos acontecimientos funerarios
en mis desamparadas pasiones y desolados besos,
hay el agua que cae en mi cabeza,
mientras crece mi pelo,
un agua como el tiempo, un agua negra desencadenada,
con una voz nocturna, con un grito
de pájaro en la lluvia, con una interminable
sombra de ala mojada que protege mis huesos:
mientras me visto, mientras
interminablemente me miro en los espejps y en los vidrios,
oigo que alguien me sigue llamádome a sollozos
con una triste voz podrida por el tiempo.

Tú estás de pie sobre la tierra, llena
de dientes y relámpagos.
Tú propagas los besos y matas las hormigas.
Tú lloras de salud, de cebolla, de abeja,
de abecedario ardiendo.
Tú eres como una espada azul y verde
y ondulas al tocarte, como un río.

Ven a mi alma vestida de blanco, con un ramo
de ensangretadas rosas y copas de cenizas,
ven con una manzana y un caballo,
porque allí hay una sala oscura y un candelabro roto,
unas sillas torcidas que esperan el invierno,
y una paloma muerta, con un número.

*

Ode with a Lament

Oh girl among the roses, oh crush of doves,
oh fortress of fishes and rosebushes,
your soul is a bottle filled with thirsty salt
and your skin, a bell filled with grapes.

Unfortunately I have only fingernails to give you,
or eyelashes, or melted pianos,
or dreams that come spurting from my heart,
dusty dreams that run like black horsemen,
dreams filled with velocities and misfortunes.

I can love you only with kisses and poppies,
with garlands wet by the rain,
looking at ash-gray horses and yellow dogs.
I can love you only with waves at my back,
amid vague sulphur blows and brooding waters,
swimming against the cemeteries that flow in certain rivers
with wet fodder growing over the sad plaster tombs,
swimming across submerged hearts
and pale lists of unburied children.

There is much death, many funereal events
in my forsaken passions and desolate kisses,
there is the water that falls upon my head,
while my hair grows,
a water like time, a black unchained water,
with a nocturnal voice, with a shout
of birds in the rain, with an interminable
wet-winged shadow that protects my bones:
while I dress, while
interminably I look at myself in mirrors and windowpanes,
I hear someone who follows me, sobbing to me
with a sad voice rotted by time.

You stand upon the earth, filled
with teeth and lightning.
You spread the kisses and kill the ants.
You weep with health, with onion, with bee,
with burning abacus.
You are like a blue and green sword
and you ripple, when I touch you, like a river.

Come to my heart dressed in white, with a bouquet
of bloody roses and goblets of ashes,
come with an apple and a horse
because there is a dark room there and a broken candleholder,
some twisted chairs waiting for winter,
and a dead dove, with a number.

***

Pablo Neruda (1904-1973) – Residencia en la tierra, 2 (1931-1935)Résidence sur la terre (Gallimard, 1969) – Traduit de l’espagnol (Chili) par Guy Suarès – Residence on Earth (New Directions, 1973) – Introduction by Jim Harrison – Translated by Donald D. Walsh.

Hilda Hilst – Ne me cherche pas là…

•septembre 8, 2019 • Laisser un commentaire

Ne me cherche pas là
où les vivants rendent visite
aux morts, ainsi qu’on les appelle.
Cherche-moi au fond des mers.
Dans les places,
dans un feu cœur,
parmi les chevaux, les chiens,
dans les rizières, le ruisseau,
ou auprès des oiseaux
ou réfléchie dans quelqu’un d’autre,
à remonter un dur chemin.

Pierre, semence, sel
Foulées de la vie. Cherche-moi là.
Vivante.

*

Não me procures ali
Onde os vivos visitam
Os chamados mortos.
Procura-me
Dentro das grandes águas
Nas praças
Num fogo coração
Entre cavalos, cães,
Nos arrozais, no arroio
Ou junto aos pássaros
Ou espelhada
Num outro alguém,
Subindo um duro caminho

Pedra, semente, sal
Passos da vida. Procura-me ali.
Viva.

*

Do not look for me there
Where the living call upon
The so-called dead.
Look for me
Within the deep waters
In squares
Within a heart fire
Between horses, dogs,
In the ricefields, along the high
bank
Or with the birds
Or mirrored
In someone else,
Climbing a hard path

Rock, seed, salt
Life’s paths. Look for me there.
Alive.

***

Hilda Hilst (1930-2004)Da Morte. Odes Mínimas (1980) – Poème cité dans L’Accordeur de silences de Mia Couto (Métailié, 2011) – Traduit du portugais par Elisabeth Monteiro Rodrigues – Translated by Lavinia Saad.

Elis Podnar – Séparation

•septembre 7, 2019 • Laisser un commentaire

je contemple
les mots
dépourvus
de tous feux
d’artifices
tu m’apprends
leur racine carrée

allongés
sur les galets
bruns et gris,
mes os s’érigent
en humbles disciples
des nuages

***

Elis Podnar (née en Roumanie en 1973)Séparation (2019)

quod manet

Hilda Hilst – Vie de mon âme…

•septembre 6, 2019 • 3 commentaires

Vie de mon âme :
J’ai refait le chemin des maisons et des paysages
En me cherchant moi-même, mienne tienne figure.
J’ai refait le chemin des décombres du soir
Feuilles noircies, bourgeons, pelures
Papiers de terre et d’encre sous les arbres
Niches où nous nous confessâmes, places.

J’ai revu les chiens. Pas les mêmes. D’autres
Au même destin, fous, tristes,
Nous deux, ma haine-amour, traversant
Murailles et cendres, le parcours de la vie.

J’ai cherché la lumière et l’amour. Humaine, attentive
Comme si je cherchais ma bouche aux confins de sa soif.
J’ai refait le chemin de nos constructions, briques
Pelles, le sable des jours.

Et tout ce que j’ai trouvé je te le dis à présent :
Un autre quelqu’un sans visage. Brut. Aveugle.
L’architecte de tous ces traquenards.

*

Vida da minha alma:
Recaminhei casas e paisagens
Buscando-me a mim, minha tua cara.
Recaminhei os escombros da tarde
Folhas enegrecidas, gomos, cascas
Papéis de terra e tinta sob as árvores
Nichos onde nos confessamos, praças

Revi os cães. Não os mesmos. Outros
De igual destino, loucos, tristes,
Nós dois, meu ódio-amor, atravessando
Cinzas e paredões, o percurso da vida.

Busquei a luz e o amor. Humana, atenta
Como quem busca a boca nos confins da sede.
Recaminhei as nossas construções, tijolos
Pás, a areia dos dias

E tudo que encontrei te digo agora:
Um outro alguém sem cara. Tosco. Cego.
O arquiteto dessas armadilhas.

***

Hilda Hilst (1930-2004)Cantares de perda e predileção (1983)De l’amour précédé de Poèmes maudits, jouissifs et dévots (Caractères, 2005) – Traduit du portugais (Brésil) par Catherine Dumas.

 
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