Andrée Chedid – Qui reste debout ? (1968)

Andrée ChedidD’abord,
Efface ton nom
Abolis ton âge
Supprime tes lieux
Déracine ce que tu sembles

Qui reste debout ?

Maintenant,
Ressaisis ton nom
Revêts ton âge
Adopte ta maison
Pénètre ta marche

Et puis…

À n’en plus finir,
Recommence.

*

Who remains standing?

First,
Erase your name
Unravel your years
Destroy your surroundings
Uproot what you seem

And who remains standing?

Then,
Rewrite your name
Restore your age
Rebuild your house
Pursue your path

And then…

Endlessly,
Start over, all over again.

***

Andrée Chedid (1920-2011)Contre-chant (1968)

Publicités

~ par schabrieres sur juin 8, 2015.

Une Réponse to “Andrée Chedid – Qui reste debout ? (1968)”

  1. j’adore ses poèmes… merci!

    Aimé par 1 personne

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
Le Carnet et les Instants

Revue des Lettres belges francophones

Borntobeanomad

The world is your home.

Manolis

Greek Canadian Author

Littérature portes ouvertes

Littérature contemporaine, poésie française, recherche littéraire...

The Manchester Review

The Manchester Review

poésie : traduction : critique

L'atelier en ligne de Pierre Vinclair

fragm

secousse sismique travaillant l’épaisseur d’une lentille de cristal, cette fin du monde de poche s’exprimait tout entière dans la syllabe fragm, identique de “diaphragme” à “fragment”, comme une paillette pierreuse qu’on retrouve pareille à elle-même dans des roches de structures diverses mais dont les éléments principaux, de l’une à l’autre, demeurent constants (Michel Leiris)

Outlaw Poetry

Even when Death inhabits a poem, he does not own it. He is a squatter. In fact, Death owns nothing. - Todd Moore

Locus Solus: The New York School of Poets

News, links, resources, and commentary on poets and artists of the New York School

Encres désancrées --- Carla Lucarelli

Carnets décousus, Ecriture, Lectures, humeurs, élucubrations, travaux en cours, Images aimées, prises, empruntées

Bonheur des yeux et du palais

sur le fil des jours

%d blogueurs aiment cette page :