Jim Harrison – Chanson à boire (Drinking Song, 1971)

Jim Harrison - Portrait by Andy AndersonJe veux mourir aux commandes. En ennemi de la civilisation
Je veux marcher à travers les bois, pêcher et boire.

Je sais que je fais l’enfant et ne peux m’en empêcher,
je suis né comme ça et cela me rend heureux de pêcher et boire.

Je suis sorti quand tout était calme et j’ai marché sur le chemin
qui mène à la rivière, la Yellow Dog, où j’ai passé la journée à pêcher et boire.

Après qu’elle m’ait quitté et que j’ai quitté mon boulot et pleuré pendant un an
et que tous mes poèmes étaient morts-nés, j’ai décidé que je ne ferais que pêcher et boire.

Il y aura toujours de l’eau sur terre et le whisky est bon pour le cerveau.
Que suis-je censé de faire d’autre ces jours-ci que de pêcher et boire ?

Dans la rivière il y avait une truite, et je me trouvais sur la rive,
le coeur dans ma poitrine, les nuages au-dessus, elle était à New York pour toujours et moi, je pêchais et buvais.

*

I want to die in the saddle. An enemy of the civilization
I want to walk around in the woods, fish and drink.

I’m going to be a child about it and I can’t help it, I
was born this way and it makes me very happy to fish and drink.

I left when it was still and walked on the path to
the river, the Yellow Dog, where I spent the day fishing and drinking.

After she left me and I quit my job and wept for a year
and all my poems were born dead, I decided I would only fish and drink.

Water will never leave earth and whiskey is good for the brain.
What else am I supposed to do in these last days but fish and drink?

In the river was a trout, and I was on the bank, my
heart in my chest, clouds above, she was in NY forever and I, fishing and drinking.

***

Jim Harrison (né en 1937 à Grayling, Michigan)Lointains et ghâzals (Outlyer and Ghazals, 1971) – Traduit de l’anglais par Stéphane Chabrières

Publicités

~ par schabrieres sur février 27, 2015.

Une Réponse to “Jim Harrison – Chanson à boire (Drinking Song, 1971)”

  1. Shave the world no thanks i keep my beard …!!!

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
Manolis

Greek Canadian Author

Littérature portes ouvertes

Littérature contemporaine, poésie française, recherche littéraire...

The Manchester Review

The Manchester Review

poésie : traduction : critique

L'atelier en ligne de Pierre Vinclair

fragm

secousse sismique travaillant l’épaisseur d’une lentille de cristal, cette fin du monde de poche s’exprimait tout entière dans la syllabe fragm, identique de “diaphragme” à “fragment”, comme une paillette pierreuse qu’on retrouve pareille à elle-même dans des roches de structures diverses mais dont les éléments principaux, de l’une à l’autre, demeurent constants (Michel Leiris)

Outlaw Poetry

Even when Death inhabits a poem, he does not own it. He is a squatter. In fact, Death owns nothing. - Todd Moore

Locus Solus: The New York School of Poets

News, links, resources, and commentary on poets and artists of the New York School

Encres désancrées --- Carla Lucarelli

Carnets décousus, Ecriture, Lectures, humeurs, élucubrations, travaux en cours, Images aimées, prises ou empruntées

Bonheur des yeux et du palais

sur le fil des jours

Bareknuckle Poet

Journal of Letters

Vallejo & Co.

literatura y más

Revista Conexos

Una revista de arte y literatura, sin fronteras generacionales ni geográficas

Laurent DOMERGUE

Sculpture sur bois

%d blogueurs aiment cette page :