Luis García Montero – Ton cœur, fermé pour travaux…

Ton cœur, fermé pour travaux,
s’en va errant dans la musique
sans vouloir me répondre.

Éternel hors-la-loi, il refuse
de vivre sous l’empire
métallique des mots.

Son regard connaissait
cette douleur errante
des bateaux nocturnes.

Il s’est fait témoin pour me dire
le doute de mes yeux
et la chanson qu’ils occultent.

C’est le silence, silence quand même,
vide enchaîné
au rayon de lune.

Quel chemin sans carrefour ni kilomètres
saura me conduire jusqu’à lui ?
Où puis-je le rencontrer ?

*

Tu corazón, cerrado por reformas,
vagando va en la música,
sin querer contestarme.

Forajido de siempre no resiste
convivir bajo el reino
metal de las palabras.

La mirada que trajo conocía
ese dolor errante
de los barcos nocturnos.

Se convirtió en testigo por decirme
las dudas de mis ojos
y la canción que esconden.

Es silencio, silencio sin embargo,
vacío encadenado
al rayo de la luna.

¿Qué camino sin cruces, sin kilómetros,
sabrá llevarme a él?
¿Dónde puedo encontrarlo?

***

Luis García Montero (Grenade, 1958)Diario cómplice (1987)Poésie espagnole (1945-1990). Anthologie (Points Poésie, 2007) – Traduit de l’espagnol par Claude de Frayssinet.

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~ par schabrieres sur juillet 11, 2018.

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