Jim Harrison – Sauf erreur de ma part… (1996)

Jim HarrisonSauf erreur de ma part, tout le monde semble
revenir au départ, pour en finir là même
où on a commencé. Notre chatte bien-aimée aujourd’hui est morte.
Quand elle était petite, que je faisais mon zazen,
elle aimait à venir prendre place sur ma tête. Je salue sa splendeur
à côté de laquelle les temples et les églises ne sont que trous de chiottes.

*

If I’m not mistaken, everyone seems to go back
to where they came from, ending up right
where they began. Our beloved cat died today.
She liked to sit on my head during zazen
back when she was a child. I bow to her magnificence
beside which all churches and temples are privy holes.

***

Jim Harrison (né en 1937)L’éclipse de lune de Davenport (After Ikkyu and Other Poems, 1996) – Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Jean-Luc Piningre

Enregistrer

Publicités

~ par schabrieres sur avril 30, 2015.

Une Réponse to “Jim Harrison – Sauf erreur de ma part… (1996)”

  1. Oui… Cette fois ci je me demande si cette chatte magnifique de promesses, de trésors, qui se tenait aussi sur ta , n’est pas morte elle aussi!! Où sont passées les fauves, hyennes et autres animaux en nous?? Ceux que l’ont carréssaient à plus soif…. Où ?? Il faut m’étancher!!

    Marie-Annick

    Aimé par 1 personne

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
Manolis

Greek Canadian Author

Littérature portes ouvertes

Littérature contemporaine, poésie française, recherche littéraire...

The Manchester Review

The Manchester Review

poésie : traduction : critique

L'atelier en ligne de Pierre Vinclair

fragm

secousse sismique travaillant l’épaisseur d’une lentille de cristal, cette fin du monde de poche s’exprimait tout entière dans la syllabe fragm, identique de “diaphragme” à “fragment”, comme une paillette pierreuse qu’on retrouve pareille à elle-même dans des roches de structures diverses mais dont les éléments principaux, de l’une à l’autre, demeurent constants (Michel Leiris)

Outlaw Poetry

Even when Death inhabits a poem, he does not own it. He is a squatter. In fact, Death owns nothing. - Todd Moore

Locus Solus: The New York School of Poets

News, links, resources, and commentary on poets and artists of the New York School

Encres désancrées --- Carla Lucarelli

Carnets décousus, Ecriture, Lectures, humeurs, élucubrations, travaux en cours, Images aimées, prises, empruntées

Bonheur des yeux et du palais

sur le fil des jours

Bareknuckle Poet

Journal of Letters

Vallejo & Co.

literatura y más

%d blogueurs aiment cette page :