Maurice Chappaz – Adieu (1966)

maurice_chappazChacun porte en lui ses glaciers.
Je suis noir de décès
et bleu de lune.
Les vivants m’attaquent à cet instant :
Pourquoi ce besoin d’avoir toujours un compagnon
qui soit plus que tous nos frères ?
Va-t-en,
délivre-toi,
espère.

Ils agitent leurs mouchoirs.
Devenez dès aujourd’hui des ombres.

*

Everyone carries his glaciers within.
I am black with death
and moon blue.
The living attack me at this moment:
Why this need to always have a companion
who is more than all our brothers?
Go away,
free yourself,
hope.

They wave their hankerchiefs.
From this day become spirits.

***

Maurice Chappaz (Lausanne, Suisse 1916-2009)Office des morts (1966) – Translated from the French by Richard Kopp

Publicités

~ par schabrieres sur mars 27, 2016.

3 Réponses to “Maurice Chappaz – Adieu (1966)”

  1. J'aime

  2. La vidéo précédente à cause des premières paroles de la chanson.

    J'aime

  3. Et puis du même auteur, Maurice Chappaz

    Alléluia – Poéme

    Sortez de vos demeures,

    sortez de vos œuvres !

    La mort est comme de la fraîche rosée.

    C’est l’Eternel qui respire

    si vous vous confiez en
    Lui.

    La mort monte dans mon cœur

    comme une alouette.

    La mort est comme l’haleine d’un enfant

    en hiver.

    Je lui dis :
    Tu me donnes de la joie.

    .

    Et enfin cette poésie dite par lui, très bien dite du reste, ce qui n’est pas toujours le cas des auteurs de poèmes, certain sont de mauvais lecteur de leur oeuvre, j’ai écouté Paul Valery hier et j’ai été déçu, de même que je ne raffole pas de rêne Char, comme lecteur !, peut-être y avait-t’il un style (ampoulé) à l’époque auquel on se pliait, une mode. Là, c’est très bien dis, avec l’accent des montagnes suisses en prime, on monte avec lui vers le ciel.

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
Littérature portes ouvertes

Littérature contemporaine, poésie française, recherche littéraire...

The Manchester Review

The Manchester Review

poésie : traduction : critique

L'atelier en ligne de Pierre Vinclair

fragm

secousse sismique travaillant l’épaisseur d’une lentille de cristal, cette fin du monde de poche s’exprimait tout entière dans la syllabe fragm, identique de “diaphragme” à “fragment”, comme une paillette pierreuse qu’on retrouve pareille à elle-même dans des roches de structures diverses mais dont les éléments principaux, de l’une à l’autre, demeurent constants (Michel Leiris)

Outlaw Poetry

Even when Death inhabits a poem, he does not own it. He is a squatter. In fact, Death owns nothing. - Todd Moore

Locus Solus: The New York School of Poets

News, links, resources, and commentary on poets and artists of the New York School

Encres désancrées --- Carla Lucarelli

Carnets décousus, Ecriture, Lectures, humeurs, élucubrations, travaux en cours, Images aimées, prises, empruntées

Bonheur des yeux et du palais

sur le fil des jours

Bareknuckle Poet

Journal of Letters

Vallejo & Co.

literatura y más

Revista Conexos

Una revista de arte y literatura, sin fronteras generacionales ni geográficas

%d blogueurs aiment cette page :